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 Triste réalité d'aujourd'hui [Sirius]

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MessageSujet: Triste réalité d'aujourd'hui [Sirius]   Mar 26 Aoû - 18:34





J'ouvre lentement les yeux en les clignant à quelques reprises. Immédiatement une douleur vive m'attaque ce qui me fait porter rapidement mes mains contre mes tempes. Mais où est-ce que je suis ? Le sol est froid, c'est du béton. Quelques rayons de soleil arrivent à franchir les fenêtre à l'endroit où les carreaux étaient brisés. Je me sens sale. Posant une main sur mon ventre, je me rends compte que mon t-shirt est déchiré. Je baisse le regard. Du sang.. j'en suis recouverte. Une nouvelle douleur à la tête me force à fermer les yeux en grimaçant.

Des images arrivent comme une tornade dans ma tête. Je marchais dans la rue. Je n'étais plus qu'à quelques mètres de chez moi et je m'arrête un sourire aux lèvres pour admirer la pleine lune. Elle était si belle, si grosse. Je lève la main vers le ciel comme si je pouvais réussir à la toucher. Les images s'embrouillent. Je pousse un cris. Quelque chose ou quelqu'un me renverse, me tire par la jambes jusqu'à ce que j'arrive dans un buisson à l'écart des regards indiscrets. Il me mord.. Durement, sauvagement, sur le flanc droit. Par je ne sais quel miracle, j'arrive à me libérer et à m'enfuir. La bête ne me pourchasse pas. À bout de souffle, j'arrive chez moi en pleurant, me jetant dans les bras de mes parents qui semblent comprendre immédiatement ce qui m'arrive. Ils me repoussent vivement. Pendant que je souffre.. à quatre pattes sur le sol de la cuisine, mon père me raconte une histoire. Quelque chose en lien avec des chasseurs, des loups-garous et il mentionne aussi la pleine lune. Je ne comprends pas. Pourquoi ne m'amènent-ils pas à l'hôpital.

Une partie de lui voulait me tuer, je le voyais dans ses yeux. Dans ceux de ma mère, il y avait du désespoir et de la tristesse. Je dois partir. Je le comprends bien. À peine j'ai le temps d'attraper une chose ou deux que je quitte le foyer familial en pleurant, sans savoir où aller, sans savoir ce qui m'arrivait réellement. À bout de souffle, je me pose dans un parc désert. Recroquvillée contre moi-même, je me berce lentement, mes larmes ne cessaient de couler. Je peux entendre les battement de mon coeur qui me percutent le crâne. Mes yeux sont rivés sur cet astre blanc. Si beau quelques heures avant. Là, j'avais le sentiment qu'une malédiction planait sur moi et que cette lune en était la responsable.

Une odeur étrange envahit mes narines. C'était la première fois que je sentais quelque chose de semblable. C'est là que je le vois. Un sans abris. Il dort sous une pile de journaux. Sans m'en rendre compte, je me lève et marche vers lui. Quelque chose m'attire, quelque chose de plus grand que mi guide mes pas. Mes envies me tétanisent. Pourquoi j'ai le soudain besoin de lui mordre sauvagement la peau ? Je ne veux pas. Je tente de reculer, mais mes pas continuent d'avancer. Les paroles de mon père me reviennent en tête. Tu vas tuer. Tu vas devenir un monstre. Mais qu'est-ce qui m'arrivent ? Presque tous mes membres tremblent, mais pourtant, je continu d'avancer.

J'ouvre les yeux et je suis à nouveau dans cet endroit sombre et humide. Un puissant cris franchit mes lèvres. Ce sang partout sur moi, n'est pas le mien. Non. C'est celui de ce pauvre homme. Mes larment reviennent encore une fois. C'est un cauchemar, ça ne peut pas être vrai, ça ne peut pas être des souvenirs. Non, je ne l'ai pas tué. J'ai beau hurler, je sais qu'elle est la vérité. Je l'avais tué. Même pire, dévoré. Je pouvais encore sentir le goût ferreux de ce sang dans ma bouche. Le reste es flou, mais j'ai l'image d'un animal. Un loup. Blond, presque blanc. Commes mes cheveux. Le reflet que me rendait la vitrine de ce club vidéo m'avait fait crier. Mais au lieu d'entendre ma voix, c'était un grognement animal. Pour le reste, c'est le néant.

Je me lève. Je dois trouver un moyen de sortir d'ici, de trouver de nouveaux vêtements, de me laver. Une fois debout, je ne peux supporter ces images encore plus longtemps et j'en suis malade. Sur le sol, me tenant le ventre à deux mains. Personne n'allait savoir ça, jamais.
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Dernière édition par Callie DiLaurentis le Ven 5 Sep - 23:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Triste réalité d'aujourd'hui [Sirius]   Ven 29 Aoû - 17:12





La nuit fut longue, pas que le fait de chasser me fatigue énormément mais ce n’avait pas été une chasse comme une autre cette nuit. C’était celle pour laquelle je m’étais entrainé toutes ces années, celle que j’avais attendu comme un bagnard attend sa liberté. Pourtant je m’attendais à un sentiment de victoire plus euphorique que ça. Au lieu de ça j’avais un sentiment d’inachevé accroché au tripes, comme si j’avais effleuré mon but sans jamais l’embrassé entièrement. Peut être aurait-il fallut les tuer finalement, mais ça m’avait paru si facile et si loin d’être cruel comparé à ce qu’ils m’avaient fait enduré à moi mais aussi à ma soeur.


Des images de cette nuit me reviennent. Elle m’était apparue tellement innocente que pour la première fois de ma vie j’avais hésité. Si peu consciente de ce qui allait lui arriver ou ne serait ce que du monde qui l’entoure. Ses parents étaient de vrais idiots à la laisser dans l’ignorance alors qu’ils étaient sûrement traqués par plus d’un loup. À croire qu’ils cherchaient à me faire plaisir. Après sa morsure, je l’ai suivi une partie de la nuit. J’ai bien cru que ses parents la tueraient mais non. Ils l’ont simplement jetés à la porte, preuve évidente de la stupidité humaines. Alors que leur fille aurait pu devenir un avantage dans leur traque des loups avec ses nouvelles capacités, ils n’avaient pas réfléchi une seconde à un moyen d’arranger les choses et l’avaient bannis. Quel sens de la famille… Comme prévu ses pulsions avaient pris le dessus et elle avait bouffé un clodo, pas du meilleur goût mais tant que ça restait humain. Après ça je l’avais laissé alors qu’elle s’endormait dans je ne sais quel entrepôts désaffecté qui faisait la renommée des banlieues de Londres. Maintenant il était temps de faire ma seconde entrée en scène.


Habillé, lavé, des plus humains. Je ne mets pas longtemps à la retrouvé, bien sûr elle ne me reconnaitrait sûrement pas sous cette forme. Le seul point commun entre ma forme humaine et lupine restait la couleur de mes cheveux qui se retrouvait sur mon pelage mais la comparaison s’arrêtait là. Des bombes de peintures dans mon sac au cas où elle viendrait à se demander qu’est ce que je fais ici pour que tout ça paraisse accidentel et qu’elle ne se méfie pas trop. J’arrive près de la ruelle et y tourne pour la trouver à quatre pattes entrain de se tenir le ventre. Instinctivement je commence à me demander si elle est resté assez longtemps sous sa forme de loup garou pour qu’elle cicatrise correctement. Feignant l’étonnement et la panique, je m’approche rapidement me mettant accroupi près d’elle pour être à sa hauteur. « Tout va bien mademoiselle ? » Je lui propose mon bras pour l’aider à se relever. Ses fringues sont dans un sale état mais encore heureux pour elle ça cache toujours l’essentiel. Si j’en avais amené ça aurait paru suspect. Je jette un regard discret vers son flanc et est rassuré de voir que tout ce sang ne vient visiblement pas d’ici. « Vous êtes dans un mauvais état… Vous avez mal quelque part ? » Tout mon petit manège pouvait paraître étrange mais pour l’instant c’était le meilleur moyen de garder un oeil sur elle.
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Dernière édition par Sirius Atkins le Ven 5 Sep - 17:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Triste réalité d'aujourd'hui [Sirius]   Mar 2 Sep - 13:46





Un petit animal sans défense. C'est exactement ce que je devais dégager en ce moment. Crasseuse, pleine de sang, les vêtements déchirés, totalement misérable. Comment me décrire autrement après ce que j'ai fais ? J'ai du mal à émerger. Ma vision est encore floue. J'ai mal au coeur. Ma tête tourne. Je veux rentrer chez moi. Des larmes montent rapidement et coulent sur mes joues. Elles sont plus que visibles puisqu'elles nettoient ma peau sur leur passage.

Une voix masculine. Une odeur étrangement familière. Instinctivement, je me recule, toujours allongée au sol. Mon coeur se met à battre rapidement. Je ne connais pas cet homme. Il semble gentil, il semble vouloir m'aider. M'aider à quoi au juste ? Je ne sais même pas ce qui m'arrive. Je n'ai que des souvenirs invraisemblables. Je confonds les rêves avec la réalité. Je confonds tout. Je veux rentrer chez moi. Je ne peux pas. Mes parents m'ont chassés. Ça ce n'était pas une illusion. Je peux le sentir au fond de moi. Je peux sentir les choses. Je ne suis pas normale, je ne le suis plus. Le béton que je sens sous mes doigts est plus froid, plus granuleux que normalement. L'air est plus dense, les odeurs sont plus fortes que normalement. Il n'y a plus rien de normal, plus rien. Les larmes coulent de plus en plus ''Aidez moi.. je vous en prie..''

Ma voix est faible, entrecoupée par mes hoquetement de sanglot. Sans vraiment me rendre compte de ce que je fais, j'agrippe le bras qui m'est tendu. J'ai si froid, il est si chaud. Sans doute guidée par mon instint de survie, tout mon corps se contracte contre le sien. Mes membres tremblent. Qu'est-ce qui m'arrive ? Je ne comprends rien. Je n'arrive pas à réfléchir. Est-ce que j'ai mal ? Je n'en sais rien. Oui, j'ai mal. J'ai mal à l'âme. Je suis maudite et je ne sais même pas pourquoi. Ce n'est qu'après quelques minutes que je me rends compte que je suis accroché contre un parfait inconnu, même si sa chaleur me semble si connue. Comme une couverture que l'on possède depuis des années, qu'on n'arrive pas à se séparer et dans laquelle on se sent toujours bien. D'un geste vif, je me recule de quelques pas vascillant aussi au passage. Je le regarde, un peu paniquée. Qu'est-ce qu'il fait ici ? Ou est-ce que je suis ? ''Je veux.. je.. je veux rentrer.. rentrer chez moi.. je dois.. il faut que.. la police.. il faut prévenir la police.. quelqu'un est.. cet homme.. il est sans doue.. mort.. il faut...'' La tête commence à me tourner. À moins que ce soit la piece qui tourne autour de moi. Mes os me font mal. On dirait qu'ils ont été broyés. Pourtant je n'ai rien. J'ai beau regarder mon corps, me toucher, je n'ai aucune blessure. Que de la honte, vêtue de haillons.
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MessageSujet: Re: Triste réalité d'aujourd'hui [Sirius]   Mer 3 Sep - 12:01





La pauvre me fait vraiment pitié à voir. En règle général, ce genre de sentiment m’était plus que désagréable et j’en éliminais rapidement la cause. Mais là je m’en sentais incapable. Et puis elle était ma création après tout. Aussi faible et misérable soit elle en ce moment. Lorsqu’elle attrape mon bras, j’ai la peur stupide que mon odeur ne trahisse mon identité mais à sa façon de s’accrocher à moi je comprends que ce n’est pas ça. On dirait un animal blessé qui viendrait se mettre à l’abri auprès de ses pairs et en un sens c’était un peu ce qui se passait. Si on oublie qu’elle n’a aucune idée de qui je suis et que lorsqu’elle l’apprendra, elle risque surtout de me prendre pour la plus grande des menaces.


Lorsqu’elle semble reprendre conscience du fait qu’on ne se tenait pas comme ça en présence d’un inconnu, elle s’éloigne rapidement. Elle à l’air paniquée et j’imagine que si j’étais vraiment le premier gars lambda qui passait dans le coin je l’aurais pris pour une folle furieuse et aurait appelé les flics. Ce qu’elle finit par proposer en me parlant de ce reste de clodo forcément mort puisqu’elle l’avait à demi bouffé. Geste soit stupide ou très vertueux de sa part de vouloir se rendre mais ça ne ferait avancer personne et si elle venait à se transformer dans une cellule ça deviendrait carrément chaotique. Je m’approche du corps du vieillard. Beurk, je vois pas comment elle a pu bouffer ce truc, il sent clairement la pisse et la vinasse. Je veux bien croire que de la chair restait de la chair mais quand même, l’enrobage crasse c’était un coup à vous chopper une indigestion. J’attrape la charogne et la traine jusqu’à la bouche d’égout la plus proche pour la balancer à l’intérieur. Un craquement m’indique qu’il a bien atterrit en bas et je tire la plaque pour refermer. Les rats s’occuperont des restes et personne ne s’intéressera au sort de ce vieux fou. « Vu vos vêtement il faut mieux que cette histoire reste entre nous… » Je m’approche de nouveau d’elle et tire un gilet de mon sac que je lui tend autant pour qu’elle se réchauffe que pour masquer sa tenue plus que suspecte. J’ai conscience qu’en balançant le corps je n’étais plus aussi neutre que je l’avais prévu, sûrement qu’elle se mettrait à flipper face à mon comportement mais j’agissais en son intérêt. « Vous avez un endroit où vous pourriez vous réfugiez ? » Pour avoir observer sa famille je doutais qu’un de ses membres veuille d’elle sans finir par en parler à ses parents. Ses connards de parents. Finalement c’est eux que j’aurais dû transformer pour qu’ils se suicident ou s’entretuent. L’idée que j’aurais pu faire mieux me fait rager, je pensais qu’il tiendrait à leur filles un peu plus que ça. Au lieu de ça il l’avait foutu à la porte en moins d’une heure. Plus besoin de chercher, on venait de trouver les heureux gagnants de la palme des parents les plus inconscients et horribles de la décennie. « J’habite à quelques rues d’ici si vous avez besoin de prendre une douche ou trouvez quelques vêtements. » Je sais même pas pourquoi je fais ça moi ? Mais je me vois mal la laisser là. J’ai le sentiment que si je ne m’occupe pas d’elle personne ne le fera et qu’en tant que créateur, cette tâche m’incombe. Quelle merde. Pourtant je pourrais me barrer, je suis pas connu pour avoir un sens de l’honneur ultra développé. Alors pourquoi je reste là à m’occuper de cette blondinette ?
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MessageSujet: Re: Triste réalité d'aujourd'hui [Sirius]   Dim 7 Sep - 4:43





Je ne comprends plus rien. Pourtant, je suis bien réveillée maintenant. Je ne rêve pas. Je ne suis pas étourdie. Pourtant, tout ce qui se passe est irréel. Ouvrir les yeux dans un endroit sordide comme celui-ci, réaliser les atrocités que j'ai pu faire durant la nuit qui vient de passer. Comme si ce n'était pas assez, j'ai cet inconnu qui agit bizarrement. À première vue, on pourrait croire que ce n'est que de la gentillesse. Un geste de bonté d'un être humain qui vient en aide à un autre. Même que ce serait en toute logique totalement mon genre d'attitude en général. Par contre, là où je suis complètement perdue, c'est dans le principe qu'il semble comprendre ce qui m'arrive, qu'il semble trouver ça normal. N'importe qui de sensé aurait appelé la police plutôt que de m'offrir des vêtements et une douche. C'est gentil. Gentil ou inquiétant.

D'un autre côté, je sais que je suis peureuse. Trop peureuse et que souvent, c'est sans raison. Mais je sais aussi que je suis naïve. Trop naïve et que souvent, ça me met dans le pétrin. Je lève les yeux vers cet inconnu qui dégage.. qui dégage tellement de chose. Comme un oisillon qui s'attache à la première créature qu'il voit en ouvrant les yeux pour la première fois, j'ai ce sentiment étrange que cet homme est plus qu'un simple inconnu. Je prends le pull avec un petit signe de tête pour le remercier et m'empresse de l'enfiler. Je me sens déjà un peu plus à l'aise. Il faut dire que même quand je suis seule, je n'ai pas l'habitude d'être aussi dévêtue.

Trop de questions, je ne sais pas quoi répondre. Il se met complice de mes actes monstrueux. Il veut m'aider. Ce n'est pas normal. Un endroit où aller ? Le seul endroit où j'ai envie d'être c'est chez moi, auprès de mes parents, auprès de ma famille, mais je sais aussi que c'est impossible. Ils veulent me tuer. Ils me l'ont dit. Parce que je suis devenue un monstre. Je ne sais même pas encore tout ce que ça implique, mais je sais déjà que je vais me détester pour le reste de mes jours. Je suis perdue, paumée. Je suis seule. Je n'ai pas vraiment d'amis. Qu'est-ce que je vais devenir ? En temps normal, jamais je n'aurais pris l'option de me rendre chez un parfait inconnu, mais là maintenant, que me reste-il d'autre ? Il pourrait être un psychopathe, un tueur en série. Pourtant, en cet instant, c'est le cadet de mes soucis. Il peut bien me tuer, je n'ai plus rien à perdre ''C'est gentil de votre part.. je.. je crois qu'une douche.. me ferait.. me ferait du bien..''
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MessageSujet: Re: Triste réalité d'aujourd'hui [Sirius]   Dim 7 Sep - 20:20






À mon grand étonnement, elle accepte ma proposition sans même me poser trop de question. Je sais pas si c’est une bonne ou une mauvaise nouvelle pour moi. Bien sûr, son innocence me faciliterait sûrement les choses mais le fait qu’elle soit prête à suivre le premier inconnu rencontré dans la rue pourrait s’avérer dangereux. Enfin bon, ça c’est une question qu’on tentera de régler plus tard. Un sourire qui se veux rassurant étire mes lèvres et je pars devant pour rejoindre ma voiture. Pour le coup je me mets à hésiter, est ce que je l’amène chez moi ? Si elle découvre finalement que je suis à l’origine de son problème, elle pourrait vouloir se venger. Un coup d’oeil par dessus mon épaule pour voir si elle me suit toujours. La pauvre a tellement l’air perdue et effrayé que l’idée qu’elle puisse se venger me semblait négligeable. Je savais qu’elle était fragile et profondément gentille, pas le genre à se vouloir prendre sa revanche quoi qu’il en coute. Un peu comme mon contraire finalement.


Je m’arrête près de la portière côté passager et lui ouvre en attendant qu’elle s’installe. En règle générale, je suis pas aussi patient et attentionné mais là je fais un effort pour la mettre en confiance. Enfin normalement c’est ça, parce qu’au final ça me dérange pas trop. Lorsque je pose mes yeux sur elle, j’ai comme un besoin viscéral de prendre soin d’elle. On m’avait prévenu que transformer quelqu’un pouvait créer un lien particulier entre le créateur et sa création, mais je pensais pas que ça serait à ce point. Je referme la porte doucement comme on le ferait pour éviter de faire peur à un animal déjà effrayé et vais prendre le volant. « Au fait, moi c’est Sirius. » Je n’ose pas lui tendre la main, j’avais déjà entendu parler de loup avec des pouvoirs et je n’avais pas envie de découvrir que tu en avais un par imprudence. Un tour de clef, et le moteur vrombit. Oui bon forcément un tagueur avec une voiture aussi tape à l’oeil c’est peut être pas hyper crédible mais j’allais pas non plus acheter une voiture rien que pour aujourd’hui.


Le silence semble avoir élu domicile dans l’habitacle de la voiture et même malgré le fond musical, tout ça devient très pesant. Sauf que dans ce genre de cas je sais pas si c’est la bienvenue de parler de tout et de rien. Quand votre passager est barbouillé de sang et les vêtements à moitié déchirés, se mettre à parler de la pluie et du beau temps serait un peu déplacé. « L’homme dans la ruelle… Il vous a… enfin… » Violé, bien sûr que non puisque j’étais dans le coin quand elle s’est attaqué à lui mais j’imagine qu’un humain se poserait la question en voyant ses vêtements. « Et vous ne m’avez pas dit si vous étiez blessée… » Ouais c’est malhonnête de pousser la comédie à ce point là mais ça rattraperait peut être un peu mon comportement de tout à l’heure avec le clochard. Je pourrais me défendre en racontant que je pensais qu’il l’avait attaqué puis par légitime défense elle l’aurait tué. Ce qui expliquerait peut être un peu mon geste. Ce serait du gâchis qu’on envoie une si jolie fille en prison.
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MessageSujet: Re: Triste réalité d'aujourd'hui [Sirius]   Lun 8 Sep - 4:44





Le trajet en voiture se fait dans le silence. Qu'est-ce que j'aurais pu dire de toute façon. Je ne peux pas raconter ce qui s'est réellement passé la nuit dernière, il ne me croirait pas. Ce ne serait pas chez lui que je terminerais le voyage, mais dans un asile pour fou. J'ai encore du mal à y croire moi-même. En fait, je ne suis même pas sûre d'y croire. Au fond, je ne veux pas y croire. Je ne veux pas croire qu'une créature monstrueuse m'a attaquée. Je ne veux pas croire que mes parents m'ont rejetée au lieu de m'aider. Je ne veux pas croire que je me suis transformée en un animal au pelage blanc. Le genre d'animal qu'on retrouve habituellement dans les histoires pour faire peur est les films d'horreur. Je ne veux pas croire que j'ai... ce pauvre homme.

Depuis que je suis toute petite, mes parents me disaient de ne pas faire confiance aux inconnus. Que parfois, ils peuvent être dangereux. Moi je ne comprenais pas pourquoi. J'aimais bien discuter avec les gens que je croisais. Quand j'avais un sac de bonbons, j'en offrais aux autres enfants dans le parc et même aux parents. Tout le monde avait l'air gentil. Cet homme. Sirius. Aussi à l'air gentil. Comment pourrait-il me vouloir du mal ? Quand j'étais allongée sur le sol de cet immeuble, rien ne l'aurait empêché. Ni vu ni connu. Non, au contraire, il m'a vêtue, il a dissimulé le corps, se salissant lui même les mains et là, il m'offre un endroit pour récupérer.

Les mots du jeune homme me sortent de mes songes. Est-ce qu'il m'a quoi ? Je ne suis pas certaine de comprendre. Recroquevillée contre moi-même, dans le siège, je me tiens solidement contre la ceinture de sécurité. C'est là que je comprends où tu veux en venir. Je me tourne vers lui en hochant vigoureusement la tête. Non. Cet homme ne m'avait rien fait. C'était moi la coupable, c'était moi le monstre, moi et seulement moi. Quand il me demande si je suis blessée, je réalise que je n'ai pas pris la peine de vérifier. C'était surtout mon âme qui me faisait mal. Je regarde sur mes bras, rien! Perplexe, je fronce les sourcils et regarde sur ma cuisse, rien! J'étais pourtant certaine que le sans abri m'avait frappé avec une bouteille de verre pour se défendre. Elle s'était brisée contre ma peau et il m'avait entaillé sur les bras et la cuisse. Pourtant, je n'avais absolument rien. ''Non.. je vais bien.. il ne faut pas s'inquiéter pour moi, vous en avez déjà fais beaucoup.. '' Je détourne la tête pour échapper à son regard. Pourquoi je me sens en sécurité avec cet homme à mes côtés ? Là où j'en suis, je ne crois pas que rien ni personne n'arriverait à me rassurer. Je n'ai pourtant plus peur depuis que j'ai quitté cet endroit. Timidement, je glisse une mèche de cheveux derrière mon oreille, dévoilant un peu plus mon visage et mon air complètement déboussolée. ''C'est encore loin ?'' Il me tarde de pouvoir m'enfermer, de pouvoir enlever cette crasse qui me recouvre. Comme si une simple douche pouvait tout effacer ces mauvais souvenirs. Il disait habiter à quelques rues de là, nous allons sans doute arriver bientôt. Je me cale encore un peu plus dans le siège. Je ne veux pas que personne ne me voit dans cet état.
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MessageSujet: Re: Triste réalité d'aujourd'hui [Sirius]   Mer 17 Sep - 13:21







Elle ne semble pas vouloir me dire son prénom, soit. Du coup même si je le connais, il va falloir que je fasse attention à ne pas l’utiliser pour le moment. Je n’ai aucune idée de combien de temps je vais continuer à jouer la comédie comme ça. D’un côté ça me rassure de pouvoir garder un oeil sur elle, les jeunes lycans peuvent être difficile parfois à gérer, et tant qu’elle était avec moi je pouvais la surveiller, voir lui apprendre quelques rudiments de la vie de loup. Mais je ne peux pas oublier qu’elle est la fille de mes ennemis, de ceux qui ont tués mes parents alors que moi et Elena n’étions que des enfants. Je lui jette un coup d’oeil lorsqu’elle me dit qu’elle va bien et qu’il ne faut pas que je m’inquiètes. Forcément qu’elle n’a rien toute ses blessures se sont refermées lorsqu’elle était transformée. Recroquevillée sur le siège, tout chez elle respire la fragilité. Ce n’est pas un trait de caractère qui m’attire, j’aime les personnes avec du caractère et du charisme et Callie en était le parfait opposé. Tout chez elle devrait me rebuter mais je n’arrive pas à la détester, pire je me retrouve à l’aider et à la protéger. Enfin au final c’est une question d’honneur de protéger les lycans chez les Atkins, je ne fais que mon devoir puisque Callie nous a maintenant rejoint. Je me gares devant mon immeuble. Au moins elle saura où me trouver si elle a besoin. « On est arrivé. » Je prends mes affaires sur la banquette arrière et sort de la voiture. Alors que je contourne la voiture pour aller lui ouvrir, je me rends compte de mon geste. Est ce que j’allais sérieusement lui ouvrir sa portière ? Je dois être fatigué. Je continue mon chemin en l’attendant un peu.

Arrivé chez moi, je m’éclipse rapidement pour aller trouver des vêtements à Callie la laissant quelques instants seule au salon. « Fais comme chez toi, la cuisine est à ta gauche si tu veux grignoter. » Devant mon placard je soupire, je ne suis pas du genre à garder des fringues de fille chez moi. J’attrape un jean devenu bien trop petit pour moi ainsi qu’un haut avant de revenir la voir et tout lui donner. « La salle de bain, c’est cette porte. T’as douche ou bain, à toi de voir. » Pour le moment, ça ne sert à rien de lui parler d’avantage, elle doit être sous le choc encore. Je sais pas trop ce que papa maman ont pu lui dire sur les lycans ou si vraiment ils ne lui avaient jamais parlé de leur petit passe temps. Ce sera l’occasion d’en savoir plus. Elle s’en va et je m’installe dans un canapé, regardant la télé en l’attendant.
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MessageSujet: Re: Triste réalité d'aujourd'hui [Sirius]   Jeu 18 Sep - 17:58





La splendeur de son appartement me fait oublier l'espace de quelques secondes la galère dans laquelle je suis. J'ai toujours été comme ça. Impressionnée par les belles choses. Je n'ai pas de déficite de l'attention, mais il m'arrive souvent d'avoir l'esprit qui se met à vagabonder. Un papillon qui vole à proximité réussi facilement à capter mon attention même si je suis en train de faire quelque chose d'important. Et là, j'avais beau être en guenille, couverte de sang séché et en compagnie d'un parfait inconnu, le blanc qui recouvre cet endroit m'interpelle. C'est grand, sophistiqué, épuré. La décoration est choisie avec classe. Je détonne complètement dans le décor.

Sa voix me sort de mes songes et je me retourne vers lui en un petit sursaut. D'une main tremblante, je viens prendre les vêtements qu'il me tend. Je n'ai pas envie de grignoter. Dès que je m'imagine en train de porter quelque chose à mes lèvres, l'imagine de cet homme et de mes dents qui broient sa chair me revient en tête et me donner envie de vomir. Je baisse la tête avant de m'enfuir dans la salle de bain. Rapidement j'ouvre les robinets et fait couler l'eau jusqu'à ce qu'elle soit chaude, presque brûlante. J'ai besoin de me décrasser, je me sens si sale. Assise au fond du bain, les jambes repliée contre moi et les bras qui les entourent, je lasse l'eau de la douche couler sur mon corps. Mon regard tombe hypnotisé par la couleur rougeâtre de l'eau au fond de la baignoire.

Mon père hurlait. Il frappait partout. Je pouvais voir la honte et la déception dans son regard. Ma mère tentait de le calmer, mais c'était impossible. Quand je suis rentrée, il avait remarqué mes tremblements, la sueur anormale qui perlait sur mon front comme si j'étais fiévreuse. De suite, il m'avait attrapé par le bras pour m'empêcher de monter à ma chambre et avait vu la morsure. Dans un grognement presque sauvage, il m'avait poussée. Allongée sur le sol, je tente de me relever, mais il m'en empêche. Ma mère qui arrive en suppliant son mari de ne pas me faire de mal. Il voulait me tuer, je pouvais le sentir au fond de lui. Je n'ai pas vraiment pu comprendre clairement la suite des choses. Il me parle de lycan. Que les DiLaurentis sont des chasseurs depuis des générations. Que j'étais une honte parce que j'étais devenue un monstre. Un monstre. Je ne sais pas ce qu'être un lycan implique à part le fait que je suis maintenant un monstre et que je dois fuir ma famille sinon, ils vont me tuer.

La température de l'eau se refroidit un tantinet. Ça doit faire longtemps que je suis là. Rapidement, je me lave le corps et les cheveux avant de me rincer et de sortir afin de mettre les vêtements que Sirius m'a tendu. Je me sens en sécurité auprès de cet homme. Je ne sais pas pourquoi. J'ai sentie un lien entre nous. Je devrais me méfier, mais je n'arrive pas à le voir comme une menace. Après tout, c'est lui qui m'a sauvé. Retournant vers le salon, je le cherche du regard et sourit légèrement en le voyant devant la télé. Timidement, je toussote pour faire part de ma présence et glisse une mèche de cheveux mouillé derrière mon oreille ''Merci.. merci beaucoup pour tout, mais je ne veux pas abuser de votre gentillesse. Je devrais partir maintenant''
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MessageSujet: Re: Triste réalité d'aujourd'hui [Sirius]   Lun 22 Sep - 23:27





Mon regard vagabonde sur l’écran sans vraiment y prêter une attention particulière. Mon esprit était ailleurs, à vrai dire il était accaparé par cette Callie. J’avais beau avoir suivi mon ébauche de plan jusqu’ici, je n’avais pas vraiment envisagé la situation suite à ma vengeance. Pour moi, je la transformais et fini ! Nos chemins se séparent et plus jamais je n’aurais à entendre parler de cette foutue famille DiLaurentis. Mais je ne me sentais pas le courage de l’abandonner à son sort, aucune idée d’où venait ce besoin de m’occuper d’elle. J’avais entendu des histoires sur les liens qui pouvaient lier un créateur à sa création mais à mes yeux, je n’y avais rien vu d’insurmontable. Sacrée connerie. Maintenant, je me retrouvais dans un flou pas permis sur ce que j’étais censé faire par la suite.

La porte s’ouvre, les effluves de mon savon mêlée à son odeur emplissent mes narines. Pas sûr que ce que m’inspire tout ça soit approprié à la situation mais merde, j’allais pas me voiler la face, Callie était loin, très loin d’être dégueulasse même entièrement barbouillée de sang et les vêtements déchiquetés, il n’y a rien à jeter chez cette fille. Preuve supplémentaire que ses parents étaient de véritables abrutis. Enfin je m’égare… Son toussotement pour attirer mon attention me fait légèrement sourire et je me tourne vers elle. Son air constamment timide et mal à l’aise éveille en moi une envie tenace de la faire rougir d’avantage mais pour le moment, elle me voit pour le héros autant lui laisser cet espoir pour le moment.

« Vous devriez sûrement oui. Mais je sais aussi bien que vous que vous n’avez ni argent, ni logement, ni travail. Que votre famille ne vous sera d’aucune aide et que vos amis ne vous croiraient pas si vous leur racontiez ce qui s’est passé. Alors où comptez-vous aller ? »

J’éteins la télé, puis me lève pour revenir vers elle. Pas trop près, j’ai plus l’impression de discuter à un faon perdu et apeuré plutôt qu’à un lycan dangereux. Je ne crains pas qu’elle m’attaque, ou qu’elle se transforme sous le coup d’une colère. J’ai plus d’expérience qu’elle et ça ne me demanderait que peu d’effort pour reprendre le dessus. Ce que je cherche à éviter c’est surtout sa fuite. D’un pas lent et tranquille, je viens me placer entre la porte et elle. Il fallait qu’on parle.

« Écoutes, cette rencontre n’a rien d’accidentelle. Je sais qui tu es Callie, et plus important, je sais ce que tu es puisque je suis comme toi. Mais ne crois pas ce qu’on t’a raconté, je ne te ferais aucun mal. » Je lui souris sincèrement. Les lycans étaient dépeins comme de véritable bête assoiffée de sang sans foi ni loi par les chasseurs, mais nous n’étions en rien pire que les humains qui massacraient tout autant que nous pour se nourrir, voir plus. Au moins moi j’étais conscient de ne pas être un ange et ne cherchait pas à projeter mes fautes sur les autres races. De nouveaux pas en sa direction sans non plus envahir son espace personnel, je ne voulais pas qu’elle se sente menacée puisque je n’étais en rien une menace pour elle. « Je répondrais à toutes les questions que tu te poses sur tout ça et t’aiderais à le gérer si tu veux bien accepter mon aide. » Mon regard croise le sien et je la revois cette nuit, se débattre, apeurée pour sauver sa vie. Ça n'avait rien de personnel, c'est à ses parents que j'en voulais et que je voulais faire du mal. Malheureusement pour elle, elle était la pièce maitresse de ma vengeance mais je ne pouvais et ne voulais pas détruire sa vie pour autant. Même si pour le moment, elle prenait tout ça pour une malédiction, mon but était bel et bien de la faire changer d'avis. Tout ça allait être compliqué, très compliqué.
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MessageSujet: Re: Triste réalité d'aujourd'hui [Sirius]   Jeu 25 Sep - 5:08





Pour le coup, je ne le trouve plus aussi gentil que je le croyais. Est-ce vraiment nécessaire de me rappeler à quel point je suis seule et misérable ? Me dire que je suis sans le sous, sans domicile et sans amis. C'est méchant. Pourtant, il sourit. J'ai l'impression qu'il ne l'a pas dit pour être cruel, seulement une façon un peu maladroite de m'inviter à rester chez lui. Pourtant, il m'a fait de la peine et sans parler qu'il est un parfait inconnu. Mes parents m'ont toujours dis de me méfier des inconnus qui ont justement l'air trop gentil parce que souvent c'était pour mieux nous manipuler et nous poignarder dans le dos. Je sais qu'ils avaient raison sur le fait que certaine personne peuvent être méchantes, mais je n'ai jamais adhéré à cette mentalité qu'il faut se méfier de tout le monde. Je continues à me dire que s'il m'avait voulu du mal, il aurait simplement pu me laisser là. J'ai par contre l'étrange sentiment de le connaître. Et comment sait-il que j'ai tout perdu ?

Je recule d'un pas le voyant se lever. J'allais le remercier encore une fois de son aide et lui dire que j'allais être en mesure de me débrouiller quoi qu'il arrive, mais il ne m'en laisse pas la chance. Plus il parle, plus mes yeux écarquillent, plus je recule jusqu'à ce que mon dos percute un mur. Ce que je suis ? Il est comme moi ? Il sait qui je suis ? Mais.. mais.. je comprends pas. Comment peut-il savoir ce qui m'est arrivé. Ça ne fait même pas une journée. Je ne sais plus quoi penser, je ne sais même pas comment réagir. Généralement, je prends le temps de réfléchir afin de trouver la meilleure solution selon la situation, mais là, c'est impossible. Comment réagir face à quelqu'un qui.. qui affirme être aussi un.. monstre ? Une partie de moi voudrait fuir à toute jambe espérant oublier cette sordide histoire, mais il se tient entre moi et la porte de sortie. Une autre partie continu de me dire qu'il a l'air gentil, qu'il ne désire que m'aider, surtout en vue de l'était dans lequel je me trouve. Au fond, il m'a peut-être vu attaquer bestialement ce pauvre homme et il a comprit. En temps normal, j'aurais couru vers mes parents pour leur demander conseil. Ils ont toujours été merveilleux pour moi. Sauf que là, je me retrouve seule, complètement seule.

Laissant couler quelques larmes silencieuses sur mes joues, je relève le regard vers lui ''Qui.. qui es-tu.. comment.. comment tu sais pour.. pour moi ? Tu m'as vu.. cette nuit.. c'est ça ? Et.. comment tu.. tu sais mon nom ?'' Il a dit qu'il allait répondre à mes questions et j'espère qu'il le fera, même si je ne suis pas certaine d'avoir envie de connaître les réponses. Hier, j'étais encore la jeune femme douce qui se plaisait à aller en cours et à rentrer à la maison afin de profiter de ces moments tendre en famille. Aujourd'hui, je ne sais plus qui je suis, ou même qu'est-ce que je suis.


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MessageSujet: Re: Triste réalité d'aujourd'hui [Sirius]   Dim 5 Oct - 7:44






Quelques larmes se mettent à perler au coin de ses yeux sans que je n’en comprenne l’origine. Je ne sais si c’est du fait qu’elle me plaise ou à cause de notre lien si particulier, mais cette vision m’attriste à mon tour. Moi qui en général me montrais plutôt cruel et sans pitié, me retrouvais à vouloir la prendre contre moi pour la rassurer et la protéger. Mais la protéger de quoi ? De moi ? Est ce que je lui fais peur ? Ou est ce la situation qui la dépasse totalement ? Peut être est ce seulement les nerfs qui lâchent.. À vrai dire j’en sais rien et ça me frustre un peu. Ça peut être aussi un mélange de tout ça, et je ne peux pas me permettre de l’approcher pour l’instant. Si elle se mettait à paniquer et se transformait ça risquerait de compliquer les choses.


Je lui proposais de répondre à des questions sur sa nouvelle nature mais visiblement ce qui l’intéresse c’est mon identité et pourquoi j’ai fais tout ça pour elle. Je soupire, elle n’est définitivement pas prête à savoir tout ça mais si elle insiste. « Je te l’ai dis, je m’appelle Sirius. Sirius Atkins. Je suis un lycan, ou loup garou, depuis ma naissance. Personne ne m’a transformé, je suis né comme ça… » Bon ça c’est la partie facile sur qui je suis. Mais ce qui va être compliqué c’est pourquoi je l’ai recueillie, même si normalement elle devrait s’en douter maintenant. Un loup garou qui l’a croisé hier soir… Y en a pas des centaines non plus. Je soupire et m’approche gentiment. « Tu devrais t’asseoir, je veux seulement qu’on discute. Je te promet sur ce que j’ai de plus cher de ne te faire aucun mal et que tu sortiras d’ici dès que j’en aurais fini. » Elle ne me semblait pas des plus robustes en cet instant. Même propre et habillée, je la voyais toujours comme cette pauvre petite chose fragile et sans défense. Il ne manquerait plus qu’elle tourne de l’oeil alors qu’on discutait. « S’il te plait… » Mon regard croise le sien, je sais qu’elle a peur et qu’elle doit paniquer en cet instant et si parfois, je l’avoue, j’aime créer ce sentiment, ce n’était pas le cas pour elle. Lorsqu’elle accepte enfin d’aller s’asseoir au salon, je me dirige rapidement vers la cuisine. Un café pourrait être bienvenue, mais je ne voulais pas non plus la rendre plus tendue qu’elle ne l’est déjà. J’opte plutôt pour un jus d’orange, les premières transformation demandaient énormément d’énergie et si elle refusait de rester ici et préférait aller vivre dans la rue peut être que ça l’aiderait un peu.


Je reviens dans le salon et dépose nos deux verres sur la table basse, prenant une gorgée du mien avant de me mettre à parler de nouveau. « Callie, je te connais parce que j’ai observé ta famille… Dit comme ça, ça fait pervers, mais c’est à cause de tes parents. Ce sont des chasseurs, ils traquent et massacrent les personnes de mon espèces, se foutant royalement de savoir si ils sont coupables ou innocents. » Je n’étais pas innocent, j’étais même tout aussi coupable que ses parents mais tout ça c’était sûrement de leurs fautes. Mes parents eux étaient innocents, tout comme je l’étais quand ils étaient vivants. Mais ils en ont rien eu à faire, ils ont massacrés et détruits tout ce qu’aurait pu être notre vie. Et si Elena avait eu la force de se reconstruire sur les fondations détruites que nous avait inculqué nos parents, je m’étais laissé aspiré par ma rage et ma soif de vengeance envers ces chasseurs et ces humains qui méritaient visiblement qu’on sacrifie des innocents pour leur soit disant protection. Je serre des dents en me remémorant tout ça, je voyais encore les cadavres de mes deux parents au milieu de ce champs de ruines qui avait été notre cocon. Le sort de Callie et de ses parents étaient d’une incroyable douceur en comparaison. « C’est moi qui t’ai attaqué cette nuit… Qui t’ai mordu. » Je n’ose pas la regarder dans les yeux, elle transpirait la peur de tout ses pores lorsque je l’avais attaqué, il n’y avait de toute façon aucun moyen de la transformer sans que ça n’implique de la violence. « Je voulais qu’il comprenne que ça pouvait arrivé à n’importe qui, même au plus innocent. Que les lycans ne sont pas tous les mêmes et ne méritent pas tous de mourir. Je ne pensais pas qu’ils te rejetteraient si vivement, je pensais qu’ils essaieraient de te comprendre et de t’aider puisque tu es leur fille unique mais je me suis trompé et je m’en excuse. » J’avais conscience que ce n’était pas très louable de ma part de lui mentir à nouveau, mais je ne pouvais me décider à lui avouer que tout ça n’était qu’une histoire de vengeance et que je voulais qu’il souffre en voyant Callie leur être arrachée comme l’avait été nos parents. Et encore, je lui laissais la vie sauve, mais leur fierté et leur haine pour notre espèce les avaient pousser à abandonner leur propre fille.
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MessageSujet: Re: Triste réalité d'aujourd'hui [Sirius]   Jeu 9 Oct - 15:28





Les informations ont du mal à se rendre jusqu'à mon esprit tellement les battements accélérés de mon coeur me percutent les tempes. J'ai chaud, terriblement chaud et je ne comprends pas pourquoi. Il me parle et je n'entends qu'à moitié. Je regarde mes mains tremblantes, les tourne paume vers le haut.. paume vers le bas. J'ai l'impression que mes ongles sont plus longs.. beaucoup plus longs.. Mon coeur bat encore plus vite, encore plus fort. La voix de Sirius me parvient. Les seuls mots que j'arrive réellement à retenir « C’est moi qui t’ai attaqué cette nuit… Qui t’ai mordu. » ! Il repart, il revient. Me demande de rester, de l'écouter. Je ne comprends rien. Je respire si fort que je peux facilement voir ma poitrine se soulever rapidement puis redescendre tout aussi rapidement.

J'ai perdu ma famille par sa faute.. mes parents me détestent par sa faute.. je suis une créature monstrueuse par sa faute.. j'ai tué sadiquement un pauvre innocent par sa faute.. Jamais, au grand jamais je n'ai ressenti une telle colère. J'ai l'impression que ça gronde tellement à l'intérieur de moi que je pourrais exploser. Je dois me calmer. Il le faut. La violence ne règle rien. Respire Callie, je t'en prie, respire. De lutter contre cette colère me crée une intense douleur dans le ventre que j'exprime dans un cris de souffrance tout en tombant à genoux au sol. Il m'a tout pris. Je n'ai rien demandé et il m'a tout pris. Pourquoi ? Il a pris ma vie pour donner une leçon à ma famille. Au final, je me retrouve seule, complètement seule avec cette malédiction qui plane sur ma tête. Il n'avait aucun droit sur moi, aucun droit de me faire une telle chose. Je serre les dents pour m'empêcher de lui crier dessus. Je fronce les sourcils. Portant mes doigts à mes lèvres, je touche du sang. Le mien. Une dent trop tranchante.

Je craque, je n'en peux plus. Relevant les yeux vers lui, les larmes se mettent à couler abondamment. Comment peut-il promettre qu'il ne me veut aucun mal ? Comment cela pourrait être pire qu'en cet instant ? « Tu n'as pas voulu faire comprendre quoi que ce soit.. tu as combattu la violence par la violence.. j'avais rien demandé.. RIEN.. tu crois que c'est en détruisant la vie d'une innocente que tu peux faire valoir le fait que tu n'es pas une créature abominable ? » Question rhétorique. J'ai mal au coeur et ma vision se brouille encore plus. Je ne veux pas me laisser submerger par cette colère, mais je ne contrôle plus rien. Il a fait de moi un monstre. J'ai du mal à respirer. Je prends de grandes respirations, mais l'air ne parvient pas convenablement à mes poumons. Instinctivement, je me pose à quatre pattes, tentant de reprendre mon souffle. La vue de mes ongles me terrifie. Une nouvelle douleur dans le ventre. Un nouveau cris de souffrance. Est-ce que c'est ça ma vie maintenant ? Souffrir afin de combattre ce volcan qui gronde en moi ? J'ai faim. Je lève à nouveau les yeux vers lui. L'idée de lui sauter à la gorge me passe à l'esprit. NON ! Je ne veux pas. Je ne suis pas comme ça. Je rebaisse ma tête en grognant de colère contre moi-même.. Mais qu'est-ce qui m'arrive ? Je veux partir d'ici.. loin de lui..


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MessageSujet: Re: Triste réalité d'aujourd'hui [Sirius]   Lun 13 Oct - 21:49







La limite est atteinte. J’ai beau avoir essayer d’arrondir les angles, me donner de fausses intentions plus ou moins louables, me montrer patient et aimable, je le sens Callie est sur le point de se transformer. Je devrais sûrement m’en inquiéter, elle ne contrôle pas bien ses émotions et si elle venait à se transformer elle m’arracherait sûrement la tête d’un coup de patte mais quelque chose me pousse à rester calme. Je ne veux pas me transformer pour me défendre. Peut être que je le mériterais après tout, ce serait boucler la boucle. Ses parents tuent mes parents, je les tue, elle me tue. Fin de l’histoire. Mais elle lutte. Son regard se relève vers moi, lourd de ressentiment et de haine à l’état pure. Mais elle les baisse à nouveau sur le sol. Même si elle a une envie folle de me tuer au point que son corps tout entier l’appelle à ce geste, elle continue de lutter. Elle n’est pas aussi faible que je le pensais finalement, ou du moins pas de la manière que je pensais. Quand beaucoup se laisserait glisser dans la violence comme j’avais si bien su le faire, elle s’accrochait à ses principes. Elle s’entendrait merveilleusement bien avec Elena…

Je repose mon verre sur la table basse, et me lève m’approchant d’elle. Je lui tourne un peu autour la détaillant du regard, jaugeant du risque que j’encourrais. Tout m’indiquerait de fuir… Ses griffes déjà, signe d’une transformation imminente, mais je m’approche à nouveau et me baisse à sa hauteur près d’elle. « Je sais ce que c’est… Cette colère… Cette tristesse… J’ai vécu la même chose. » Je souris légèrement à l’idée qu’on ai un point commun. Je devais être tout aussi fragile et faible qu’elle lorsque j’ai perdu mes parents mais bien plus jeune. « Tu as raison, je suis sûrement une créature abominable. Et en vérité, je me fous pas mal du fait que tes parents t’aient rejetés, c’était prévisible. Mais maintenant tu es une louve et je n’ai pas pour habitude de laisser les miens dans la merde. » D’un geste provocateur je caresse doucement sa joue. « Puisque oui, que tu le veuilles ou non, ceux qui te protègent aujourd’hui ce sont des personnes comme moi. Et ceux qui tenteront de te faire du mal ce seront des gens comme tes parents. » Je ne tire pas un plaisir particulier à la voir souffrir de la sorte et le jeu ne m’amuse que trop peu. Que je sois galant ou non, elle ne me fera pas confiance pour le moment de toute manière. Je me redresse et m’éloigne de plusieurs pas dans son dos pour qu’elle cesse de me voir et sentir mon odeur partout autour d’elle.

Je me serre un verre au bar, quelque chose de plus corsé que du jus d’orange cette fois ci et m’appuie contre le comptoir l’observant distraitement en prenant quelques gorgées. « Il y avait une famille de lycan qui vivaient dans les banlieues cossue du nord de Londres. Des végétariens… En gros il ne mangeait rien de plus que de la viande animale. Ils ne s’en sont jamais prit aux humains, en fait elle, elle était infirmière et lui était avocat. Une qui les soigne et l’autre qui les défends. Des idéalistes qui pensaient que la coexistence serait possible. Ils avaient deux enfants, tout les deux scolarisés avec des humains. Bien sûr c’était compliqué de faire comprendre à des enfants qu’ils ne devaient pas parler de leur vrais natures à leurs amis sous peine de finir seuls ou rejetés, mais c’était des bons gosses et ils ont obéis reniant leurs véritables natures. L’histoire ne dit pas comment tes parents les ont démasqués… Ils sont arrivés au milieu de la nuit, ont cherchés à les faire sortir de la maison avec des gazs lacrymogènes envoyés à l’intérieur pour les coincer comme des rats à la sortie. Mais ils sont restés et les enfants ont tout juste eu le temps de se cacher avant que tes parents n’entrent et abattent les parents d’une balle d’argent dans la tête. Ils ont tout saccagés sans jamais trouver les enfants qui s’en sont sortis miraculeusement. » Je fixe le fond de mon verre les sourcils froncés, je détestais parler de tout ça en règle général, mais j’avais le sentiment de devoir au moins ça à Callie. « Tes parents sont tout aussi abominables que moi. Ça n’a rien avoir avec notre race, c’est un choix de vie. À toi de faire le tien. » Je vide d’une traite mon verre et le pose sur le comptoir. « Je ne te retiendrais pas plus longtemps. »
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MessageSujet: Re: Triste réalité d'aujourd'hui [Sirius]   Ven 24 Oct - 14:59





Il ne m'en faut pas plus. À l'instant où il prononce les mots ''Je ne te retiendrai pas plus longtemps'' Un profond hurlement franchit mes lèvres. Un hurlement qui s'approchait beaucoup plus de l'animal que de l'humaine. Je me faisais moi-même peur. Je bondis, je m'élance vers la fenêtre tout en me transformant. La vitre éclate lorsque de la traverse. Je n'ai aucune idée de l'étage où nous sommes et encore moins du résultat une fois que je toucherai le sol, mais ce geste venait d'une profond besoin vital de sortir de cette pièce. Plus il parlait, plus j'avais l'impression de suffoquer, j'avais l'impression que les murs se refermaient sur moi.

Aucune idée de comment j'ai fais, mais à peine une minute plus tard, je me retrouve à courir à en perdre haleine dans la forêt. Je vois les arbres défiler de chaque côté de moi. Dès que je réfléchissais un minimum à ma nouvelle situation, je sentais une énorme douleur dans la poitrine. En courant, je pouvais presque tout oublier ça. Oublier que mes parents m'avaient abandonnée, oublier que c'est Sirius qui est à l'origine de ça, oublier que désormais j'étais à demi animal, oublier que j'avais complètement tout perdue, oublier l'histoire sordide que cet homme venait de me raconter. Parce que même si je n'avais pas réagis, chacun de ces mots avaient percuté mon esprit. Tout était encore trop flou et trop douloureux pour que je puisse réellement admettre qu'il avait raison, qu'au fond, c'était un choix de vie. Par contre, moi je n'avais pas choisi cette vie. Il me l'a imposé, par besoin de vengeance.

À bout de souffle, je m'écroule littéralement au bord d'un étang afin de boire quelques gorgées d'eau. J'ouvre les yeux, je vois mon reflet à la surface. Une longue complainte s'échappe du plus profond de mes tripes. Je ne suis plus moi. Pelage blanc.. chétive.. même mes yeux ne sont plus les même, malgré qu'ils aient gardé leur couleur. Je suis là, sans savoir ce qu'il me reste. Je suis seule, complètement seule. Je refuse d'aller voir le peu d'amis que j'ai. Déjà, ils vont me prendre pour une folle et vont vouloir me faire enfermer. Ensuite, je ne pourrais pas prendre le risque de les blesser. D'ailleurs, je ne sais même pas comment j'ai été capable de sauter par la fenêtre plutôt que de sauter sur ce garçon. Sur la source de la destruction de ma vie entière. Je n'ai plus d'endroit où vivre, je n'ai pas d'argent. Je n'ai plus rien ni personne. Le nom de Sirius ainsi que son visage me vient en tête, ce qui me fait grogner. C'est hors de question. Jamais je ne reviendrais vers lui pour de l'aide. C'est un être ignoble. Jamais je n'aurais pensé un jour détester quelqu'un. Il m'arrive de ne pas aimer particulièrement, mais haïr, non. C'est un sentiment fort qui n'a jamais eu de place dans mon coeur, mais les choses ont changé. J'ai changé. Et c'est de sa faute.


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