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 La nuit porte à réflexion [PV Nathan]

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Charles de VereVampire - Mystérieuxavatar

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MessageSujet: La nuit porte à réflexion [PV Nathan]   Ven 18 Avr - 5:17


La nuit porte à réflexion
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Comme chaque soir, j'avais pris mon pied avec une jeune femme pour finalement la vider de son sang afin de me nourrir. Depuis un moment, j'abusais de mes habiletés vampiriques. Était-ce à cause de ma rencontre avec la lycanne? Je n'en sais rien. La seule chose que je sais c'est qu'il y avait un vide dans mon cœur et le seul moyen de m'en débarrasser c'est de me nourrir après avoir goûté au plaisir charnière auprès d'une jeune femme . Quoi qu'il en soit, j'étais repu et j'avais envie de me changer les idées. Je suis donc parti en direction de la forêt. Il ne faut pas oublier que j'y ai vécu pendant mes premières années en tant que vampire. Me rendre dans un lieu aussi familier me permettait toujours de me ressaisir quand j'étais perturbé comme je l'étais.

La forêt était si noire, si lugubre, si ... parfaite. Je n'aurais pas pu tomber sur une meilleure journée. Le ciel était recouvert d'une épaisse couche nuageuse. Peu importe, si la lune était pleine ou non, aucun rayon n'aurait pu la transpercer. J'étais donc pénétré dans la forêt avec une pleine sérénité. Peu importe ce qui aurait pu se produire dans cette forêt, j'aurais été heureux. Malheureusement, je n'ai croisé rien de spécial dans cette forêt mise à part des écureuils et des cerfs. Elle était même plutôt tranquille. J'imagine que c'était dû à cette noirceur. Il n'y avait même pas de jeune couple qui batifolait dans les bois à mon grand désarroi, car même si je m'étais nourri, une collation n'était jamais de trop. En fait, c'était peut-être mieux ainsi, car ces derniers temps, j'avais tué beaucoup plus d'humains qu'à la normale donc, si ça continuait, les autorités allaient me tomber dessus ou, bien sûr, un autre vampire. Dans le meilleur des cas, ils auraient pris pour responsable un humain ou un lycan, mais je ne voulais pas prendre de chance, car j'en ai trop souvent utilisé.

Il devait être trois heures du matin lorsque j'ai décidé de sortir de la forêt et d'emprunter le sentier menant à la ville pour me rapprocher de mon appartement avant que le soleil ne décide de ce levé. À cette heure, il n'y avait plus personne dehors à part quelques ivrognes, mendiants, créatures de la nuit et chasseurs. Chaque fois qu'il y avait un groupe qui se baladait ensemble, il ne pouvait que s'agir d'une meute de loups ou bien d'un groupe de chasseurs. Les vampires ne se promenaient que rarement en groupe. Ce soir, j'avais repéré un petit groupe de lycan et un autre de chasseurs. Il ne m'en aurait pas fallu beaucoup pour que je m'en prenne à eux, mais ils étaient trop loin et selon ce que j'entendais, ces hommes étaient beaucoup, mais surtout expérimentés. J’avais peut-être beaucoup d'années d'expérience, un groupe expérimenté avait de grandes chances de me tuer.

Ce n'est que peu de temps après avoir ressenti la présence de la meute de lycan que j'ai à nouveau perçu la présence d'un deuxième groupe de chasseur. Ils étaient deux fois moins nombreux. Sur la douzaine d'hommes présents, il ne devait y en avoir que quatre ayant dépassé la quarantaine, et cinq la trentaine. On trouvait également trois hommes dans la vingtaine qui selon leur respiration et leur pas n'avaient pas tué beaucoup de créatures et un petit gamin d'à peine onze ans. Le gamin devait surement être là pour apprendre la chasse. Dans cette noirceur, les yeux de vampire et de lycan étaient les mieux adaptés. Me battre contre eux n'aurait pas été suicidaire, mais je ne m'en serais certainement pas sorti indemne.

Quoi qu'il en soit, je me suis avancé vers eux avec l'unique but de les tuer afin de calmer la rage qui était en moi. Il ne faut pas oublier que ce sont eux qui ont tué ma belle Catherine. Évidemment, ce ne sont pas eux à proprement parler, mais le mouvement de chasseur de créature de la nuit qu'ils représentent. Cependant, plus je m'approchais, plus je sentais l'odeur d'un chien mal léché. J’avais effectivement raison, il y avait bien un lycan qui était présent. À ce moment-là, la seule chose que j'ai pensé c'est que je ne laisserais pas un lycan me prendre mes proies. Je me suis donc mis à courir afin d'avoir moi aussi mon festin de chasseur.


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Nathan FossLycan - Ferméavatar

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MessageSujet: Re: La nuit porte à réflexion [PV Nathan]   Jeu 24 Avr - 9:19

La nuit porte à



réflexion

Charles & Nathan

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Je courais. Je courais toujours plus vite, sans m'arrêter, haletant. Je courais comme jamais je n'avais couru auparavant. J'entendais derrière moi les cris qui se rapprochaient. Des " il est là ", des " le voilà ", ou encore " rattrapez-le ". Les flèches sifflaient autour de moi. Je me sentais impuissant face à la douzaine de chausseurs qui était à mes trousses. Tout ce que j'étais en mesure de faire, c'était courir. Courir pour sauver ma vie. Alors je le faisais. Je ne me concentrai plus que sur cette tache. Tous mes muscles travaillaient à me faire avancer plus vite afin de semer les humains qui étaient dans mon dos. Je n'avais aucune chance de leur faire perdre ma trace sous ma forme humaine. Il fallait donc que je quitte le plus rapidement possible les rues de la ville. Que je m'arrange pour être enfin seul. Alors je me laisserai aller à me transformer, traversant la forêt à vive allure à la recherche d'un endroit sûr où passer la nuit. Cependant, pour le moment, seule l'adrénaline me faisait tenir la cadence. Mais pour combien de temps encore ? Je n'en avais pas la moindre idée. Tout ce que je savais, c'était qu'à chaque fois que je me retournai, les chasseurs semblaient plus près de moi, et toujours plus nombreux. Seule l'importante couche nuageuse de cette nuit me donnait un avantage. Elle obscurcissait tout ce qui m'entourait. Cela ne me gênait guère, contrairement à mes poursuivants, qui se partageaient des lampes torches dont les faisceaux de lumière glissaient sur les murs dans une danse morbide. Mais ma peur diminua lorsque finalement, j'atteignis un passage vers la forêt. Il me suffisait de descendre ce chemin vers un sentier qui irait s'enfoncer dans les bois. Dans quelques minutes, je serai enfin sauvé !

Tournant à l'angle du passage, je dévalai les escaliers qui débouchaient sur une petite route. Un peu plus loin, cette même route devenait un sentier, qui allait s'effacer face aux grands arbres de la forêt que j'apercevais déjà à l'horizon. Alors, une fois en bas des marches, je déchirai mes vêtements, laissant sortir le loup qui est en moi, avant de reprendre ma course effrénée sur la route. Cependant, ma petite pause avait eu pour effet de permettre aux traqueurs de me rattraper légèrement. L'un d'eux visa juste, car ma jambe droite fut touchée par un carreau d'argent, qui heureusement pour moi ne fit que m’érafler. Du sang coulait malgré tout, tandis que la douleur grandissait à chaque instant. Je serrai les dents pour continuer d'avancer, tentant de tout oublier, mis à part mon objectif : survivre. Si je me retournai maintenant, les chasseurs seraient certes surpris, mais leurs flèches me toucheraient à coup sûr, et je ne pourrais en tuer que cinq ou six maximum avant d'être défait à mon tour, notamment à cause de ma blessure, qui me brûlait de plus en plus. J'ai horreur de l'argent. Et pourtant, il s'agit de l'arme favorite de mes poursuivants. Des lames et des flèches en argent. Le tout parfaitement aiguisé. Étudié pour percer notre chair. Nous mettre à terre. Nous faire souffrir le plus possible. Car nous sommes des monstres. Des créatures de la nuit. Et eux alors ? Ils tentent de nous exterminer jusqu'au dernier. De nous anéantir. Malgré tout ils se considèrent comme étant les gentils, et nous les méchants. Balivernes ! Ils sont bien pires que nous. Ils s'entre-tuent et tentent d'être les seuls êtres vivants de cette planète. Leur soif de pouvoir n'a d'égal que leur plaisir à tuer. Malgré tout ceci, osent-ils encore nous insulter et nous traquer sans ménagement. J'avais alors autant envie de les étriper qu'eux me concernant. Cependant, ma jambe droite reçut un nouveau carreau qui, celui-ci, resta planté dans mon mollet, me faisant déraper.

Trébuchant et lâchant un râle de douleur, je ne m'arrêtai pas pour si peu. Ne courant plus que sur trois pattes, je vis les faisceaux lumineux des torches de mes poursuivants se rapprocher. Haletant, je tentai d'accélérer. Cependant, la brûlure était intense, et je souffrais le martyr. Plus j'avançais, plus je ralentissais. La forêt était pourtant si proche, à présent. Je m'étais engagé sur le sentier. Je voyais déjà les arbres. Mon abri. Ma survie. Mais c'est en évitant une autre flèche, que je chutai sur le bas côté, freiné dans ma descente par un tronc d'arbre qui, en plus de stopper ma chute dans un bruit sourd, me coupa la respiration l'espace de quelques secondes. Me tournant alors vers les chasseurs qui s'amassaient déjà autour de moi, pointant leurs lampes et leurs armes dans mes yeux, je les regardai avec toute la rage que j'avais en moi, ma salive écumante se déversant au sol. Je grognai, faisant trembler de peur les plus jeunes traqueurs. Je sentais leur frayeur. Et j'aimai cela. Cette fragrance me donnait la force de continuer à me battre. Aboyant un grand coup sur mes poursuivants, les moins expérimentés d'entre eux reculèrent d'un pas, terrifiés. Cependant, un homme d'une cinquantaine d'année, lui, s'approcha, tirant sur moi de son arbalète. La flèche me transperça l'épaule gauche. Me recroquevillant, je sentais le sang chaud qui coulait. Je n'avais pu retenir un jappement de douleur. Je frémissais, baissant les yeux, craintif, alors que l'homme ricanait en expliquant à ses pairs que je n'étais pas aussi dangereux que je pouvais en avoir l'air. Que j'étais faible et sans défense. Pour appuyer son discours, il vint reprendre son carreau de mon épaule, ainsi que la flèche dans mon mollet en posant à chaque fois un pied sur la blessure en guise de point d'appui. Me faisant lâcher, pour ma plus grande honte, un nouveau cri terriblement aigu. Ses paroles étaient vraies. Si vraies que sous la douleur et la fatigue, je redevins humain. Mes yeux luisirent encore quelques instants de leur teinte orangée avant de reprendre leur couleur naturelle. J'étais nu, couvert de sang, gelé, et les armes qui se levaient sur moi allaient mettre fin à mes jours. Fermant les yeux, je laissai des larmes s'échapper et couler sur mon visage, sentant déjà la mort me prendre dans ses bras.


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Charles de VereVampire - Mystérieuxavatar

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MessageSujet: Re: La nuit porte à réflexion [PV Nathan]   Dim 27 Avr - 4:05


La nuit porte à réflexion
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Plus j’approchais, plus l’odeur du sang enivrait mon nez. Cette douce odeur qui depuis plus de cinq siècles me faisait perdre tous mes moyens. Une odeur qui avait pour effet de me rendre différent. Mes yeux devinrent rouge sang. Mes crocs s’allongèrent pour devenir aussi pointus que le bout d’une aiguille. Toutes les caractéristiques qui faisaient de moi, physiquement parlant, un vampire se manifestaient par cette odeur. Avec le temps, j’avais réussi à me contrôler, mais lorsque le sang coulait à flots, je perdais tous mes moyens. Le vampire en moi ne pouvait pas refuser un tel festin. D’autant plus que mon repas de la journée ne m’avait pas vraiment satisfait et que je l’ai pris en début de soirée et que nous étions pratiquement à la fin de cette nuit. Cependant, le sang que je sentais n’avait pas la même odeur que le sang que je buvais chaque jour. Il avait un petit quelque chose qui différait. Était-ce dû au fait que j’avais vraiment faim et qu’il y avait beaucoup de sang ou bien parce que le sang que je sentais n’était pas humain. À vrai dire, le sang d’un animal tel qu’un cochon ou d’un cheval n’avait pas la même odeur qu’un humain. Cependant, celle-ci ressemblait étrangement à l’odeur du sang humain. Cependant, c’était une odeur familière. Une odeur que j’avais déjà sentie. Une odeur qui avait souvent coulé autour de moi, mais qui n’était pas vraiment humaine. Voilà! Un lycan. Le sang avait recouvert son odeur, mais plus je m’approchais, plus elle revenait. C’était donc lui qui saignait comme cela. Les chasseurs que je m’apprêtai à tuer étaient donc à sa poursuite.

En coupant à travers l’éclaircie à côté du sentier, je m’approchais d’une vitesse que je ne me soupçonnais pas d’avoir. J’étais à présent à quelques mètres du chasseur le plus éloigné du lycan. Je pouvais percevoir la peur de ce garçon de 21 ans. Ce devait être la première fois qu’il voyait une bête aussi féroce qu’un lycan se faire traqué et attrapé. C’était sans doute la raison pourquoi c’était lui qui était le plus éloigné et non le gamin d’une douzaine d’années qui était plus courageux. Je me suis approché furtivement derrière lui sans toute fois omettre de vérifier le regard des autres chasseurs. Lorsque je fus sûr qu’ils étaient tous en train de regarder le lycan qui venait de prendre une flèche en pleine épaule, j’étouffai le cri du garçon avec ma main posé sur sa bouche et d’un geste rapide, je plantai mes crocs dans son cou. Une jouissance indescriptible s’empara de mon corps à chaque gorgée que je prenais. Rapidement, le jeune homme perdit connaissance pendant qu’il se vidait de son sang. Une fois ma soif soulagée, je l’ai déposé à terre sans que personne n’ait pu remarquer quoi que ce soit. Lorsque l’on s’attaque à un groupe de chasseurs, expérimenté ou non, il faut toujours les attaquer un à un et dans la plus grande discrétion. C’était bien ce que je comptais faire avec celui-ci. En prime, j’avais un lycan blessé qui n’attendait que moi pour me nourrir. Alors que je m’approchais de ma prochaine cible, le plus vieux du groupe remarqua la disparition du garçon que je venais de tuer. Mes chances de les tuer un à un venaient de grandement diminuer, car dès qu’ils remarquaient qu’un des leurs manquait à l’appel, ils étaient tous sur le qui-vive. Je me devais donc de les achever le plus rapidement possible.

Arrivant derrière ma deuxième cible, je lui pris la tête et, d’un coup sec et rapide, je la lui disloquai. Un craquement d’os se fit entendre dans les alentours. Tous les chasseurs présents avaient leurs armes en main, prêtes à me tuer au premier moment. Ils n’avaient pas prévu que la personne qui les attaquait était un vampire. Ainsi, les armes qu’ils tenaient aux aguets n’étaient pas mortelles pour moi. Évidemment, ils pouvaient me blesser sérieusement, mais s’ils voulaient me tuer, il faudrait qu’ils sortent leurs autres armes. En me perchant dans un arbre surplombant le groupe, j’ai remarqué que le plus vieux du groupe était très expérimenté, car malgré l’attaque qu’ils subissaient, il gardait son sang froid et surveillait le Lycan du coin de l’œil. Si je voulais m’en sortir vivant en ne laissant aucun survivant, je me devais de le tuer sans plus attendre. D’un bon, j’atterris derrière lui, les crocs sortis. D’un mouvement, je les lui enfonçai directement dans la jugulaire, tout en perforant au passage sa trachée. Arranger comme il est, il ne pouvait plus crier ou parler et son sang se viderait plus rapidement. Après deux ou trois bonnes gorgées, je me dirigeai vers ma quatrième victime. L’homme, dans la trentaine, tenait une hache éméchée qu’il brandissait partout. Je me suis mis sur son côté et le siffla pour qu’il m’attaque, mais lorsqu’il se déplaça vers mon côté, je me suis rapidement dirigé dans son dos et lui brisa la nuque avec mes mains. Avec un coup sec et rapide, la victime succombait immédiatement et donc aucune chance d’avertir les autres. Les suivants furent rapidement et facilement tués, car l’homme de vingt ans essayait trop de protéger le gamin de onze ans. Je pu donc attaqué l’homme de face et montrer au gamin les souffrances que son protecteur pouvait ressentir pour ensuite, d’une rapidité presque imperceptible, me positionner en face de lui et, en le regardant droit dans les yeux avec mes iris rouge sang, le mordre au cou en me délectant de la pureté de son sang.

Cependant, alors que je me délectais de son sang, un carreau d’arbalète m’atteint à l’épaule gauche. Cela n’a eu que pour effet de m’enrager. Après avoir émis un cri de douleur, j’ai enlevé le carreau avec la seule idée de lui faire subir le même sort. Je me suis rendu, la seconde qui suivit, au tireur qui devait avoir dans la trentaine. D’un geste rapide, je lui plantai son carreau au même endroit qu’il m’avait touché. Il s’écroula par terre dans un cri de mort. Effectivement, je me suis jeté sur lui immédiatement après pour le tuer en lui plantant le même carreau dans sa trachée. Fou de rage, je me suis jeté dans la mêlée. Il y avait devant moi deux chasseurs ayant beaucoup d’expérience, car tous les deux avaient sorti leur pieu de leur manteau. C’était surement un mélange de colère et de soif de sang qui me poussa à me précipiter vers eux sans la moindre hésitation. Arrivé à celui qui paressait le plus âgé des deux, je le pris par la gorge avec ma main droite et le lança sur un arbre non loin de là. Pendant ce temps, l’autre homme se précipita sur moi avec le pieu brandi vers moi. J’eus à peine le temps d’esquiver le coup. Le bois de son pieu effleura ma plaie ouverte à cause du carreau d’arbalète ce qui a eu pour effet de me faire hurler de douleur. Je n’étais cependant pas affaibli au point de ne plus pouvoir me battre. Au contraire, la douleur me donnait plus d’adrénaline pour les tuer. C’est donc dans le même geste d’esquive que j’attrapai la tête de l’homme et que je l’éclatai sur l’arbre à côté. Par la suite, je me suis dirigé vers l’homme que j’avais jeté quelque seconde plus tôt et lui brisa la nuque avec un coup de pied. Les trois derniers humains s’étaient regroupés afin de m’abattre. Prenant l’arbalète et les carreaux de l’homme à mes pieds, je me suis dirigé vers l’emplacement où se trouvaient mes proies. N’ayant que deux carreaux avec moi, je tirai la première sur l’homme d’une trentaine d’années en plein cœur. Le deuxième carreau atteint ça cible en pleine tête.

Il ne me restait plus qu’un homme. Je sentais sa peur parcourir son corps. Une douce et tendre odeur. Je me suis donc approché lentement afin de faire durer le plaisir. Plus je m’approchais, plus ma silhouette lui apparaissait et plus la peur augmentait. Mon excitation était à son comble. Sans m’en attendre, il me tira une flèche éraflée mon flanc droit. La seconde qui suivit, j’étais en face de lui, sa gorge entourée par ma main droite. Je me suis approché de son cou où je pouvais voir le stresse augmenter. Ayant un bon cœur, je mis fin à son frémissement en lui enfonçant mes crocs dans sa jugulaire. Le sang afflua dans ma gorge comme un vrai nectar. Une fois délecté de cette boisson divine, j’ai jeté son cadavre toujours chaud au sol sans la moindre culpabilité. Pendant une seconde, je fus soulagé et heureux d’avoir fait cela. Les chasseurs étaient la pire des abominations pour moi alors si je pouvais en tuer quelques-uns pour voir leur groupe diminuer, je le faisais. Toute fois, une odeur de sang revint à mes narines. Le lycan était toujours dans les alentours. J’ai donc suivi l’odeur de son sang pour finalement arriver en face de lui. Tout souriant, les yeux plus rouge que jamais après tout les sangs humains que j’avais ingérés, je me suis avancé tranquillement vers lui en me tenant l’épaule gauche avec ma main droite, car la douleur commençait à faire éruption étant donné que l’adrénaline du combat s’estompait peu à peu.


"C'est à ton tour maintenant! "




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MessageSujet: Re: La nuit porte à réflexion [PV Nathan]   Jeu 29 Mai - 17:30

La nuit porte à



réflexion

Charles & Nathan

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Mes yeux étaient clos. Je retenais ma respiration. J'attendais le coup fatal qui me serait porté par l'un ou l'autre des chasseurs. Ainsi je mourrai sous cet arbre, au beau milieu de la nuit, baigné dans mon propre sang. Et les traqueurs, pour effacer leurs traces, s'empresseraient de brûler mon corps dans un immense feu de joie. Cependant, le dernier coup ne vint jamais. Peut-être que le temps passait différemment, à l'approche de la mort ? Peut-être me laissait-on un moment pour réfléchir à mes actes passés ? Pour chercher le pardon. Moi, vieux loup, semblable en cet instant à un louveteau apeuré, j'allais me mettre à prier. Quelle ironie, pour moi qui n'ai jamais cru à une quelconque force supérieure, quel que soit le nom que l'on lui donne. Cependant, avant de me mettre à implorer le premier Dieu qui me viendrait à l'esprit, je me forçai à ouvrir une dernière fois les yeux afin de regarder mes ennemis en face. Et ce que je vis me surpris au plus haut point...

Le chef des chasseurs se trouvait devant moi. Debout face lui se tenait un vampire, tous crocs dehors, les yeux brillants d'un rouge profond, hypnotique. D'un geste vif, la bête planta ses dents dans le cou du vieil homme, afin de se délecter de son sang. Puis, laissant le cadavre s'effondrer au sol, la créature de la nuit passa son chemin vers une autre proie. Alors, me redressant légèrement, gémissant de temps en temps à cause de mes blessures, je regardai impuissant le massacre qui se jouait sous mes yeux. Plus le sang coulait, et plus j'avais envie de goûter moi aussi au plaisir de tuer de mes mains ceux qui auparavant pensaient me dominer. À présent, face aux forces déchainées de la nature, ces vermines n'étaient plus rien. Ils étaient incapables de sauver leur propre vie. Incapables de conserver la moindre once de dignité face à leur mort. En fin de compte, ils étaient exactement comme je l'avais été un peu plus tôt...

Je ne tentai pas de fuir. Ni même d'aider ce vampire dans sa besogne. Je me contentai de rester adossé contre un arbre, reprenant peu à peu mon souffle, gardant mes mains sur mes blessures afin d'éviter que le sang ne coule de trop. Peut-être ainsi guérirai-je aussi plus rapidement. Quoi qu'il en fût, je laissai faire la bête, qui rapidement eut raison de tous les humains présents. Non sans subir quelques égratignures de leur part. Je pensai alors être sauvé. Je pourrais m'enfuir dans la nuit. Me cacher quelques jours avant de rentrer chez moi. Et reprendre ma vie comme si de rien n'était. Enfin, pas tout à fait. Mais j'avais déjà survécu à de nombreuses attaques. Le traumatisme ne resterait alors pas bien longtemps dans ma mémoire, me libérant ainsi de la peur que j'avais eu. Et de la honte qui la suivit. Cependant, mon début de soulagement ne fut que de courte durée. Car bientôt le vampire s'approcha de moi, me menaçant de sa voix glauque...

Me reculant plus encore contre l'arbre, je sentis mon cœur battre de plus en plus rapidement. Me faire tuer par un vampire serait encore plus honteux que si c'eut été par un humain. Pourtant, dans mon état actuel, je ne pouvais rien faire. La peur commençait à m'envahir. Et avec elle l'impuissance. Peu à peu, je devenais incapable de réfléchir. Incapable même de respirer. Je ne faisais que me recroqueviller de plus en plus au fur et à mesure que cet homme s'avançait vers moi. Il me vint alors, entre deux respirations saccadées, une idée stupide. Une idée qui jamais ne me serait passée par la tête si j'eus été dans mon état normal. Cependant, en cette horrible nuit, j'étais blessé. Affaiblis. Et je venais, qui plus est, de frôler une mort certaine. Alors je n'en étais plus au point de penser à l'intelligence des idées qui me passaient par la tête. Ni même au dégoût que je pourrais ressentir envers moi-même après cela. La seule chose qui m'importait était ma survie. C'est donc en gémissant que je m'adressai au vampire qui se tenait face à moi.

" Non ! Pitié ! Je... Attendez ! Je ne pense pas que... que mon sang soit d'une qualité... d'une qualité requise à votre si raffiné palais. "


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