Partagez | 
 

 Une odeur de grillé [pv Kaitlyn]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Alexander FlowLycan - Compliquéavatar

Date d'inscription : 04/04/2012
Messages : 401
Localisation : Près de ma Kaitlyn d'amour <3

MessageSujet: Une odeur de grillé [pv Kaitlyn]   Mer 28 Mai - 20:02

Sur le papier, il était écrit :
« Le 3 Juin, 23 heures, petite clairière à 4 km au sud-sud-est de Trackbell, Londres-Ouest. Lycans uniquement. »

Nous étions le 3 Juin, dans une petite clairière à 4 km au sud-ouest de Trackbell, et il n’y avait personne. Bon, il était 20 heures. Attendre trois heures allait être assez long ; j’avais pourtant prévu un emploi du temps super chargé avant de venir, mais tout mon planning s’est déroulé tellement parfaitement que j’avais encore eu le temps de me préparer durant une heure et d’y aller à pied. Et j’étais quand même arrivé avec trois heures d’avance.
Cette histoire de fête privée entre loups était tout de même assez étrange… J’avais reçu l’invitation la semaine dernière d’un lycan que je ne connaissais pas, et qui paraissait très nerveux. Comme s’il eût été traqué ; sauf que montrer qu’on a peur est le meilleur moyen de se faire repérer… Mais je ne le lui avais pas dit, car dès qu’il m’avait passé le message, il s’était enfui le plus vite et le plus « discrètement » possible. Résultat : à cause de mon tempérament très téméraire, j’avais tout de suite accepté, malgré le caractère suspect du loup.

La clairière était verte et calme. Quelques nuages se dessinaient à l’horizon, mais un bleu orangé dominait largement le ciel. Les branches des arbres, conifères pour la plupart, étaient de temps en temps secouées par de petits vents frais, non superflus pour la saison. Un chemin traversait la clairière en son milieu, séparant, d’une part une herbe presque sauvage et furtive, de l’autre, une nature envahissante et dangereuse. Il n’y avait rien de suspect, pas même une bouteille de bière qui pût trahir la présence d’un autre loup.
Je traversai le long du chemin, pour rejoindre l’autre côté de la lisière. Après une attente d’une dizaine de minutes, je décidai de courir un peu, sur un kilomètre environ, avant de grimper au sommet d’un sapin, pour faire une petite sieste de quelques heures.

À mon réveil, la nuit était tombée. Je sentais l’odeur de la viande grillée, ce qui m’incita à regarder ma montre : il était vingt-trois heures dix-sept. Je rejoignis la clairière, désormais obscure, en une vingtaine de minutes. La fête était bien entamée, les canettes de bière également, un feu de camp avait été dressé. Une trentaine de lycans étaient présents, pour l’instant. Il en arrivait encore. Quand j’arrivai à hauteur du feu, certains se méfièrent, mais ils m’accueillirent rapidement parmi eux, après m’avoir longuement reniflé…

Enfin, tout semblait calme, pour le moment. Des grillades se préparaient sur le feu de camp, tandis que les bières se transmettaient, sous un air de musique country. La fumée du grill s’élevait dans l’air, vers le ciel parsemé d’étoiles et de quelques nuages noirs. Il n’y avait que des jeunes – enfin, paraissaient-ils jeunes. Comme quoi, les mœurs ne différaient pas entre loups et humains. On discutait, on se tapait amicalement dessus, on draguait…
Je draguais aussi. Ou plutôt, j’observais, actuellement. Quelque femme, quelque homme (je n’avais plus de tabous, désormais), je regardais qui pût bien m’intéresser. J’avais le choix, à dire vrai, mais je pris quand même mon temps. Pendant ce temps, des lycans arrivaient encore, jusqu’à minuit, heure à laquelle certains, déjà un peu arrosés, commençaient à chanter des chansons paillardes, ou contre les vampires, ou les deux (je m’abstiens de vous donner un exemple…).

Vers minuit cinq, je décidai enfin d’ « attaquer » une charmante jeune fille, qui semblait avide d’aventure. Une canette fermée à la main, je fis mine de me diriger vers les grillades, pour prendre un morceau de veau. Elle était juste à côté. Finissant rapidement mon morceau, je n’avais encore aucune idée pour l’aborder. Me disant que réfléchir n’était pas mon point fort, je fis preuve de mon habituelle témérité, en l’interpellant immédiatement.

« Quelle soirée agréable, lui dis-je. Et inattendue. Inviter beaucoup de lycans au milieu de nulle part, mais près des humains, est assez peu commun, n’est-ce pas ? »

Je lui tendis la bière.

« Tenez. Je m’appelle Alexander. Et vous pouvez me faire confiance. »

Moi, en revanche, je n’avais pas du tout confiance en cette soirée, je ne saurais expliquer exactement pourquoi.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kaitlyn SparrowLycan - Douxavatar

Date d'inscription : 14/04/2014
Messages : 109
Localisation : Londres

MessageSujet: Re: Une odeur de grillé [pv Kaitlyn]   Jeu 29 Mai - 9:04

Un petit carton d'invitation sur le bord du lit et moi le nez dans mon armoire, je cherchais une tenue adéquate depuis déjà une bonne demi heure. J'aimais ma vie à Londres et je l'aimais encore plus quand elle était faite de situations exceptionnelles. Ca commençait à faire un petit bout de temps que je n'avais pas assisté à un rassemblement de lycans, c'est donc avec une grande joie que j'avais découvert un petit carton d'invitation déposé dans ma boîte aux lettres, il y a quelques jours. Il y a longtemps, quand mon époux était encore de ce monde, nous nous rendions souvent à ce genre d'événements, c'était l'occasion de rencontrer d'autres congénères et de revoir des amis de longue date. Quand Adam est mort, j'ai arrêté de m'y rendre, d'abord portée par le deuil et ensuite parce que j'ai beaucoup voyagé.
Je me sentais donc assez anxieuse de me rendre là bas toute seule mais j'étais aussi très excitée à l'idée de me retrouver à nouveau au milieu des miens. Après de multiples essayages, j'opte finalement pour une robe blanche. Une chaussure au pied et l'autre dans la main, je m'approche du carton d'invitation afin de vérifier – une nouvelle fois – l'heure de rendez vous. Vingt trois heures. Je regarde alors l'heure sur mon portable, vingt deux heures trente. Une légère grimace s'affiche sur mon visage et je file dans la salle de bain, démêlant ma longue tignasse brune et me pressant de finir de me maquiller. J'arriverais en retard à coup sûr.

Sachant que grâce à ma vitesse surhumaine je mettrais moins de temps à pied qu'au volant de ma voiture, je décide donc de laisser ma Coccinelle au garage et me mets en route. Connaissant l'emplacement du lieu de rendez-vous, je coupe à travers bois. Vingt trois heures, la fête avait déjà commencé et je me laissais guider par les éclats de voix, les chants et le fumé des barbecues. Au bout de plusieurs kilomètres parcourus, les longs arbres laissèrent bientôt place à une grande clairière envahie par une multitude de lycan. En me fondant dans la masse, je ne pouvais retenir un large sourire de s'emparer de mes lèvres. J'aimais cette ambiance, je me sentais chez moi. D'abord, je déambule au hasard, rencontrant quelques connaissances, les saluant, échangeant quelques banalités. Nous nous promettons de nous revoir au fil de la soirée, nous nous souhaitons le meilleur et nous séparons.
Arrivée à hauteur d'un barbecue, j'hésite longuement entre deux morceaux de viande qui me font tous les deux horriblement envie. Je grimace, ne parvenant pas à me décider avant que j'entende quelqu'un m'aborder. Je lève donc les yeux vers l'inconnu avant de les écarquiller surprise. Il ressemblait étrangement à Adam en un peu plus jeune mais la ressemblance était frappante et très troublante. J'avais l'impression de me retrouver projeter des décennies en arrière, sauf que j'étais bel et bien en face d'un inconnu qui n'était pas Adam. Néanmoins je me reprends et souris amicalement.

-Ce n'est pas la première fois que j'assiste à ce genre de rassemblement. Mais je dois avouer que je ne m'attendais pas à ce qu'il y ait autant de monde.

Je prends la bière qu'il me tend en hochant la tête en guise de remerciement. Très aimable le jeune homme. Puis, je souris face à sa remarque. Naturellement je faisais facilement confiance aux gens – à tort parfois – je n'avais donc aucune appréhension face à Alexander.

-Oh merci. Moi c'est Kaitlyn, enchanté. J'ouvre donc la cannette de bière, si gentiment offerte, laissant ainsi le gaz s'échapper. J'étais toujours un peu troublée en raison de sa ressemblance avec mon défunt mari. Mais pourquoi me préciser que je peux vous faire confiance ? Je fronce les sourcils, mi amusée et mi curieuse.
Mais bientôt, des cris au loin répondent d'eux même à ma question. Une certaine agitation se fit alors sentir autour de nous. Certaines personnes commençaient à paniquer, tandis que d'autres plus calmes se mettaient sur la pointe des pieds afin de tenter de voir ce qu'il se passait. J'imitais ces personnes mais ma petite taille ne permettait pas de voir bien loin. Alexander avait-il senti que quelque chose arriverait ? C'était peut être seulement une bagarre entre deux lycans, ce qui n'était pas très rare, surtout avec tout l'alcool qui circulait. Mais les gens autour de nous commençaient à devenir de plus en plus inquiets. Une menace se faisait sentir, mais nous ne savions pas d'où ça venait. Gardant mon sang froid du mieux que je pouvais je me tourne vers Alexander.

-Que se passe t-il ? Lui demandais-je même si j'imaginais qu'il n'en savait pas plus que moi. Un nouveau cri retint mon attention « Des chasseurs ! ». Alors la rumeur envahit la clairière et ce même cri, sonnant comme une mise en garde, émanait de part et d'autre de la foule, réveillant en moi et en beaucoup de mes congénères un mélange de colère et d'inquiétude.

-On ferait mieux de filer d'ici rapidement. Dis-je à l'intention d'Alexander.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alexander FlowLycan - Compliquéavatar

Date d'inscription : 04/04/2012
Messages : 401
Localisation : Près de ma Kaitlyn d'amour <3

MessageSujet: Re: Une odeur de grillé [pv Kaitlyn]   Jeu 12 Juin - 20:33

Bien évidemment. Des chasseurs. Des salopards de chasseurs, qui ne reculent devant aucun piège infâme pour nous en faire baver. Ils étaient une trentaine à nous encercler là, mitrailleuses chargées d’argent à la main, sur le point de tirer dans le tas. Une arrivée dont j’eus du mal à décrocher mes yeux, avant que la dénommée Kaitlyn ne me propose à tout hasard de nous enfuir d’ici, dans l’espoir d’échapper au massacre qui surviendrait.

Alors dans la mêlée générale, je la pris par la main sans l’avertir, pour courir en direction d’une rivière que j’avais repérée, non loin. Un léger frisson me parcourut. La tuerie avait commencé.

Les tirs de mitraillette retentirent alors dans toute l’étendue. Plusieurs loups à terre, dès les premières secondes du massacre ; mais nous ne nous retournions pas, car chaque seconde ici sonnait la mort d’un loup. Nous nous faufilions donc furtivement dans la foule affolée, effrayés par la vision de ceux qui tombaient. Et très vite nous atteignîmes l’orée. Sauf que des chasseurs nous attendaient sur place, bien évidemment. Donc très vite nous dûmes faire profil bas, et prier pour s’échapper sans se faire repérer. Trois lycans s’étaient changés en loup, pour affronter les quatre chasseurs qui barraient la route. Ils en tuèrent deux, avant de se faire exécuter. Nous vîmes le reste chercher une nouvelle direction, quand ils comprirent que les deux chasseurs restants devant nous n’en laisseraient passer aucun. Sauf nous deux. Car je savais exactement comment les contourner. Et cela, ils ne le prévoiraient pas.

Par rapport à eux, nous allions de biais vers la forêt. En clair, là, ils ne nous visaient pas. Enfin, pas encore. Nous étions camouflés dans des fougères, derrière un arbre. Tenter de fuir sur-le-champ eût été trop risqué, je le sentais. C’est pourquoi il fallait obligatoirement les éliminer. Et pour effectuer cela, seule une approche discrète nous garantirait une chance de réussite plutôt acceptable. Et comment s’approcher discrètement, alors que le moindre pas sur le sol couvet de feuilles s’entendait dans presque cent mètres alentour ? Soit on vole (ce qui, pour un lycan, est assez difficile), soit on envoie un appât.

Nous étions deux, donc nous avions deux appâts. J’exposai rapidement mon plan à Kaitlyn : l’un de nous allait courir sous forme bestiale en direction opposée aux chasseurs, pour les exciter un peu, tandis que l’autre allait attendre qu’ils viennent à sa hauteur pour leur sauter dessus et, avec un peu de chance, les tuer avant qu’ils ne le tuent.
C’était le seul plan que j’avais trouvé. Un peu risqué soit-il, je l’admettais. Mais au point où nous en étions, nous n’avions plus rien d’autre à tenter.

Je la regardais. Elle avait l’air de me prendre pour un malade mental, lorsque je finis d’expliquer mon plan. Mais elle était charmante. Un joli petit visage, juvénile et jovial, très attirant, qui ne semblait pas véritablement apeuré par la situation. Il ne me déplaisait pas. Et j’avais du mal à en détacher mon regard. Malédiction, j’étais en train de perdre un temps précieux !

Bien, puisque celui qui avait le plus de chances de se faire descendre était l’appât, je partis précipitamment sans lui demander son avis, après un dernier regard. C’était étrange, il me semblait vouloir à tout prix ne pas vouloir abandonner Kaitlyn, bien que je voulusse d’un autre côté la réussite de mon plan. Finalement, je dus fuir.

La traque a commencé. Je cours, je saute et je me transforme. Je cours à quatre pattes. J’esquive les arbres, j’entends les balles. J’esquive les balles. Mon cœur bat comme une mitraillette. Je ne me retourne pas. Je fonce, dans les ténèbres, sur quelques centaines de mètre, pas plus. Je m’arrête. Je me planque derrière un arbre ; les bruits de tirs ont stoppé. A-t-elle réussi ? Je l’espère. De tout mon cœur…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kaitlyn SparrowLycan - Douxavatar

Date d'inscription : 14/04/2014
Messages : 109
Localisation : Londres

MessageSujet: Re: Une odeur de grillé [pv Kaitlyn]   Sam 14 Juin - 12:17

Alors qu'Alexander et moi fuyons, les coups de feu accompagnés des cris de mes congénères me brisent le cœur. Au plus profond de moi, ma louve enrage, mais nous devons d'abord penser à notre propre survis. Je ravale ma haine et ma rancœur et court sous les rafales des mitrailleuses, main dans la main, avec Alexander, le laissant me guider. Quelque part, c'est bien qu'il soit là avec moi. Si il n'avait pas été là je me serais laissé emporter par ma haine et aurait perdu le contrôle et peut être qu'à l'heure qu'il est je serais l'un de ces lycans abattus, gisant au sol sans vie.

Je n'ai pas peur, je suis une louve courageuse et je n'ai pas peur du danger. Avec toutes mes années de vie, j'en ai connu des problèmes. A ce moment, tandis qu'Alex m'expose son plan, le sang bouillonne dans mes oreilles et je n'ai pas le temps de dire quoique ce soit qu'il est déjà parti, prenant le rôle d'appât. L'espace d'un instant j'ai l'impression de revenir plus de cinquante ans en arrière et que c'est Adam que je vois s'éloigner en se transformant en loup. C'est donc une certaine peine et une profonde nostalgie que je ressens.
Leur ressemblance me trouble mais je suis rapidement sortie de mes pensées par les coups de feu qui s'approchent. Je vois les chasseurs prendre la même direction que celle empruntée par Alexander plus tôt. Dans un grognement rageur je me lance à leur poursuite, laissant la louve en moi prendre le dessus. C'est donc sous la forme lupine que je bondis sur le premier chasseur, lui arrachant la tête d'un coup de dent, une louve à poil roux un peu plus petite que mes autres congénères. Je sens les balles me frôler mais mes sens accrus me permettent de rester attentive et de les éviter. Je croque, j'arrache et je déchire leurs membres dans une rage explosif.

Alors que j'en suis aux prises avec un chasseur plutôt coriace genre armoire à glace désarmée, au sol mais tient ma gueule ouverte entre ses mains, je n'entends pas le chasseur dans mon dos. C'est donc de justesse que j'évite une balle de m'arriver en plein poitrail, elle m'écorche juste le flanc ce qui me brûle et me fait grogner. J'ignore pourtant la douleur et achève les deux derniers chasseurs.

Les naseaux en avant, je ne sens plus la présence de chasseurs dans les alentours. Je ne distingue que la présence d'Alexander, un peu plus loin. Toujours sous ma forme lupine, je le rejoins donc et d'un hochement de tête lui signifie que c'est bon. Son plan avait bien marché. Mais je me rends rapidement compte que j'ai parlé trop vite quand un tireur embusqué se jette sur le jeune loup. Mais avant qu'il ait pu l'atteindre, je saute par dessus Alex et attrape l'homme à la gorge. Il n'était malheureusement pas le seul. Tandis que je revenais près d'Alex, quatre chasseurs nous avaient encerclés. Je jette un coup d'oeil à mon « compagnon » et grogne sur les chasseurs, les babines retroussées, prête à les achever.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alexander FlowLycan - Compliquéavatar

Date d'inscription : 04/04/2012
Messages : 401
Localisation : Près de ma Kaitlyn d'amour <3

MessageSujet: Re: Une odeur de grillé [pv Kaitlyn]   Lun 18 Aoû - 19:36

[HRP]Désolé pour l'attente, j'ai mis ce RP un peu en arrière-plan par rapport à d'autres choses que je devais régler le plus rapidement possible, mais qui finalement m'ont pris plus de temps que prévu ^^'. J'espère néanmoins qu'il te plaira ^^[/HRP]


Mon plan semblait nous avoir protégés, pour l’instant. Nous étions ensemble, la belle louve et moi, en plein milieu de la forêt, et alors que je vérifiais que nous allions bien, elle me sauve d’un chasseur un peu trop avide de me charcuter. Je baissai la tête le temps de son saut, et en la relevant, je vis arriver encore d’autres chasseurs.

Bordel, ils commencent à me taper sur le système.

Ils étaient quatre, formant un carré, duquel nous étions au centre. Mitraillettes à la main, ils s’approchaient d’une vive et longue lenteur. Si nous ne faisions rien, nous étions morts. Mais fort heureusement, mon cerveau était piqué d’une overdose d’adrénaline, et de ce fait réagissait assez vite pour que nous ayons une chance de trouver une issue de secours.

Le pas lourd et saccadé des chasseurs s’approchait dangereusement. Quelque chose, toutefois, me turlupinait. Ils étaient à une dizaine de mètres de nous : pourquoi ne tiraient-ils pas ?
Ils stoppèrent leur approche, à environ sept mètre de nous, arme en joue. Nous ne faisions rien, et ils ne faisaient rien. J’étais dos à la charmante Kaitlyn, de fait je ne voyais pas ce qu’elle faisait (par conséquent, si elle arrivait à menacer les chasseurs assez pour les immobiliser). Tout ce que je pouvais sentir, c’était une tension qui empêchait chaque parti d’agir. Et cela me stressait davantage. Et quand je suis stressé, je réfléchis trop. Et quand je réfléchis trop, euh… mes plans sont quelque peu invraisemblables. Pour autant, j’avais réussi à sortir quelque chose d’à peu près cohérent en à peine cinq secondes.

Sauf que, si j’avais un effectivement plan, je ne pouvais cependant pas le réaliser, car ils pourraient s’attaquer à Kaitlyn au moindre de mes mouvements.

Une unique solution s’offrait alors :

Le marchandage.

Et sans même y réfléchir, sans même comprendre pourquoi, je fis probablement l’acte le moins lâche de ma vie.

« Gentes personnes un tant soit peu civilisées, adressai-je aux chasseurs, ne touchez pas à cette charmante dame, je vous prie. Je sais qu’il vous ferait grand plaisir de la savourer aux petits ognons, mais si vous la laissez s’enfuir, je pourrai vous laisser bien plus que ma vie et mon corps. (Je marque une pause, les fixant tous attentivement.) Comme, par exemple… quelques-uns des principaux lieux de rendez-vous des Lycans, que les plus puissants fréquentent souvent… J’y suis moi-même souvent convié, puisque je reste un bon contact entre la justice anglaise et eux. »

Évidemment, je jouais inexorablement la carte du bluff, quitte à me faire écarteler lorsqu’ils découvriront. Mais si Kaitlyn parvenait à s’en sortir vivante, j’aurais peut-être une chance de voir mon dernier salut.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kaitlyn SparrowLycan - Douxavatar

Date d'inscription : 14/04/2014
Messages : 109
Localisation : Londres

MessageSujet: Re: Une odeur de grillé [pv Kaitlyn]   Mer 17 Sep - 9:24


Les chasseurs du XXI ème siècle sont beaucoup plus dangereux que ceux d'il y a deux cents ans. Toutes ces armes à feux n'avaient pas lieu d'être alors que là, face à toutes ces mitraillettes en joue sur nos personnes, nous avons beaucoup moins de chance de s'en sortir que s'ils avaient été seulement armé d'armes blanches. La boule au ventre, je ne faisais plus la fière et me demandais comment nous pourrions nous en sortir cette fois. Enfin, toujours est-il que les chasseurs non plus n'avaient pas l'air très à l'aise. Ils s'étaient stoppés et nous nous observions, mes bobines retroussées. Attention, je mords ! Voilà le message que je leur faisais passer et ça semblait marcher, enfin pour l'instant. Parce qu'il suffirait d'un fragment de seconde pour que l'un d'entre eux ne presse la détente et que des rafales d'argent ne nous transpercent.

Puis, c'est Alexander qui prit l'initiative de briser ce silence pesant. Septique quant à ses propos, je lui adresse un regard interloqué avant de comprendre où celui-ci voulait en venir. Du marchandage. Ma vie contre des informations supposées importantes pour les chasseurs. Mais encore faudrait-il qu'ils le croient. Je devais entrer dans son jeu, mais jouer les couards, ce n'était vraiment pas dans mes habitudes. Mentir, je sais pas vraiment. Enfin, ce n'est pas ma façon de faire habituellement, mais face à une mort certaine, je pouvais bien faire un effort. Par contre, si son plan fonctionne et qu'ils me laissent partir, je ne pourrai décidément pas laisser Alexander. Je ne faisais aucune confiance à ces chasseurs et les préférais morts. Mais je n'eus pas le temps de réfléchir davantage que, à l'unissons, le groupe de chasseurs avança d'un pas, resserrant ainsi le cercle. Ils ne semblaient pas vraiment d'accord sur le fait de me laisser partir sans aucune garantie de sa sincérité. Et l'un d'entre eux prit la parole.
-Crache le morceau lycan ! Et on verra après si ta parole vaut le coup de laisser ta copine en vie.
Difficilement, j'avale ma salive. C'était mal parti. Alors ne réfléchissant pas plus longtemps, je fais un pas en avant, échangeant rapidement un regard avec Alexander. Il devait maintenant me faire confiance.
-Et si nous vous emmenions directement sur place ?
Si mon plan avait une maigre chance de fonctionner, alors je devrais le faire comprendre à mon compagnon sans éveiller les soupçons des chasseurs, celui-ci étant de les attirer dans un guet apens. Mais ça ne se jouerait que sur le vif. Dans l'expectative, j'attendais donc le verdict de nos assaillants.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alexander FlowLycan - Compliquéavatar

Date d'inscription : 04/04/2012
Messages : 401
Localisation : Près de ma Kaitlyn d'amour <3

MessageSujet: Re: Une odeur de grillé [pv Kaitlyn]   Sam 11 Oct - 16:59

Ils semblaient suspicieux. Parfait, je n’en attendais pas plus. Tout signe de déviation de leur plan d’extermination était une victoire sur l’ennemi. Tout soupçon, toute curiosité de leur part était une faiblesse exploitable par un maitre de la persuasion tel que moi. Malheureusement, là, le jeu était trop dangereux pour que je puisse réfléchir correctement ; d’habitude, je me préoccupais de la mort comme si c’était quelque babiole négligeable, mais cette fois-ci, ce n’était pas de ma mort que je me préoccupais…

C’était étrange comme je cherchais à la protéger. C’était inédit, car depuis que je vivais seul, jamais je ne m’étais attaché à quelqu’un. Même pas un peu. Tout au plus, un ami avec qui j’avais partagé deux ou trois bons moments, et une flopée de verres. Mais jamais je n’avais autant éprouvé l’envie… non, le besoin de protéger quelqu’un, de la protéger elle ! Et voir tous ces chasseurs m’angoissait beaucoup trop pour que j’arrive à garder mon sang-froid très longtemps. Je craignais de craquer très vite. Trop vite.

Lorsque j’entendis un des chasseurs répondre à mon offre, je sentis mon cœur se desserrer très peu. Mais j’étais bloqué. Je n’arrivais pas à répondre, comme si une pierre bouchait ma trachée. Je vis alors Kaitlyn s’avancer, me lancer un regard complice, puis leur répondre.


Et dieu merci ! elle semblait savoir quoi faire pour nous tirer de là. Ce fut alors plus fort que moi, sans m’en rendre compte sur le coup, je lui attrapai sa main, discrètement. Et comme j’en eus des frissons ! Je faillis esquisser un sourire au moment où une vague de chaleur m’envahissait, mais heureusement, je réussis à garder un facies froid, sérieux.

Légèrement calmé, j’étais presque apaisé par la situation, alors que paradoxalement, rien ne me faisait plus peur qu’ils ne se rendent compte de notre supercherie, aussi peu fonctionnelle semblât-elle.

Mais j’avais l’espoir qu’elle nous tire de là malgré tout. Et j’allais tout faire pour que cet espoir ne soit pas vain. D’une assurance presque irréelle pour la situation, je fixais étroitement le chasseur en face de nous, qui semblait diriger le groupe. Il réfléchissait, quelques secondes, quelques minutes, quelques heures peut-être, je n’en savais rien. Le temps qu’il mettait à cogiter me laissait l’impression que chaque seconde ne finissait jamais. C’était aussi insupportable que de garder sa main dans les entrailles de flammes ardentes. Quatre canons nous visaient. Quatre tunnels, desquels pouvaient s’échapper à tout moment quatre petits morceaux d’argent, plus mortels que le silence éternel qui régnait.

Puis enfin, il répondit, un sourire malveillant aux lèvres :

« Vous croyez franchement que vous allez vous en tirer comme ça ? Attendez voir un peu. »

Il tira sur moi. Je ressentis une affreuse douleur dans le flanc droit, qui me plia sur-le-champ dans un hurlement déchirant. Tout s’embrouillait, je voyais de la terre, j’avais mal. Je pus entendre brièvement ce que le chef disait :

« Prenez-le, et gardez la chienne en joue, elle va nous conduire là où elle nous a promis ; et si vous êtes sages et que vous ne vous foutez pas de nous, alors peut-être qu’on sera indulgents avec vous. En attendant, un faux pas et on vous bute sans concession. »

Je ne disais rien, gémissant bien trop pour cela. Tout ce que je sentis, c’était qu’on me prenait par les cheveux, et qu’on me força à me relever. Souffrant bien trop, je tombai une première fois, avant de me voir recevoir un atroce coup de pied pile dans mon flanc droit. À la seconde tentative, je faillis rebasculer, mais je m’efforçai de tenir le choc, anéanti.

Désolé, Kaitlyn. Par ma faute, tu n’allais sûrement pas pouvoir nous sortir de là. Désolé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kaitlyn SparrowLycan - Douxavatar

Date d'inscription : 14/04/2014
Messages : 109
Localisation : Londres

MessageSujet: Re: Une odeur de grillé [pv Kaitlyn]   Mar 14 Oct - 12:53

Les nerfs à vif et guettant le moindre mouvement ou la moindre parole venant des chasseurs, leurs armes toujours braquées sur nos personnes, je sursaute lorsque je sens les doigts d'Alexander emprisonner ma main. Je lui jette alors un rapide regard et je ne saurai décrire le sentiment qui me traversait. Surtout que le moment n'était pas au décryptage de telles choses. La chaleur de ce contact me réconfortait et me donnait de l'espoir. Pourtant, celui-ci semblait vain quand l'un de nos assaillants ouvrit la bouche. Ce fut alors l'effroi le plus total qui m'envahit. Mes capacités surnaturelles avaient beau être particulièrement aiguisées, je n'avais pas vu le coup partir. Un tremblement me prit quand je me précipita vers Alexander, criant son nom. Mais rapidement, je suis tirée en arrière, braquée à mon tour. Je me dis que j'allais bientôt connaître le même sort. Mais aucun coup n'est tiré. Ils m'ont cru. Ils m'épargnent, pour le moment.

Je tremble, je ne peux pas enlever mon regard de sur Alexander. Il souffre, le sang coule de sa plaie. Au fond de moi, la louve grogne, veut sortir et faire un carnage. Mais ce n'est pas le moment, je lui ordonne de rester sage. On aura notre vengeance, mais pas maintenant. Un chasseur m'agrippe violemment le bras. Je tente de me dégager, le fusillant du regard mais je me reçois une violente claque et l'étreinte de sa main n'est que plus ferme et plus douloureuse. Je sens le canon de son arme dans mon dos. Il m'ordonne d'avancer. Après un dernier regard parsemé d'inquiétude, je me mets alors en marche. Mon coeur bat vite, trop vite. La bête grogne dans mes entrailles. Je dois me calmer. Je dois respirer. Je dois trouver une solution, et vite. J'entends les gémissements de mon acolyte. Son état actuel compromettait sérieusement mon plan. Je devais donc trouver quelque chose, rapidement.

Au creux de la foret, je regarde à droite, à gauche. Je guette le moindre détail, cherchant la moindre perche qui signerait notre salut. Alors mes yeux de loups remarquent quelque chose. Ce genre de chose qui pourrait nous sauver. Peut être que leurs yeux d'humains moyens n'allaient pas remarquer. Ils étaient bien trop concentré à ce que je ne m'échappe pas, ou à soutenir un Alexander à l'agonie. Mon pouls s'accélère à nouveau. Il allait falloir être réactif.
A quelques mètres se trouvait un marécage dissimulait sous des couches de mousses et autres végétaux. Je me souviens y être tombé quand je n'étais qu'une petite fille. Plus que quelques centimètres. Le plan était simple. Les laisser tomber dans le piège, s'embourber et profiter de leur surprise pour s'échapper. Allait-elle être capable de neutraliser ces chasseurs et de secourir Alexander ? A vrai dire, elle n'en avait pas la moindre idée. Croisons les doigts.

Ca y est, un premier s'embourbe, un deuxième … C'est le moment ou jamais. Alors, je libère finalement la louve furieuse qui est en moi, la libérant de ses chaînes. Rapidement, je désarme alors ceux qui sont déjà emprisonnés de la vase et bondit sur ceux qui sont sur la terre ferme. Sous cette forme j'évite les balles qui fusent. Les désarme, en tue deux sans le moindre sentiment. Le dernier, le boss final en quelque sorte. Il sort un couteau, il est vif et m'entaille la joue. Mais cette même main qui m'a frappait un peu plus tôt se retrouve rapidement dans ma gueule. Seulement, les deux qui étaient embourbés parviennent à sortir. Il ne faut pas traîner. Alors, j'attrape Alexander, le hissant sur mon dos. Pourvu qu'il se cramponne car il fallait décamper rapidement. Les coups fusent à nouveau ainsi que les jurons, mais nous sommes déjà loin. Heureusement que je connais cette forêt comme ma poche. Un vieux couple habitait durant l'été une maison en forêt – j'y avais déjà fait une livraison de fleur – et heureusement pour nous, nous n'étions pas en été. Cette maison était donc pour ainsi dire, abandonnée. Je n'avais certes pas d'antécédents de voleuse, mais mes nombreuses années d'existence me permettaient de savoir comment forcer la porte d'une maison. Enfin, plutôt défoncer une porte sauvagement et sans le moindre ménagement. Une fois dans la demeure, je laisse Alexander tomber sur le canapé et me dépêche de me rendre dans la chambre du couple. Une fois à l'abri des regards, je reprends forme humaine et enfile des habits trouvés au hasard. Ma joue est entaillée mais ce n'est pas là ma priorité. Après avoir trouvé un nécessaire de secours, je retourne donc auprès d'Alexander. « On l'a échappé belle ! » Je déclare alors avec une pointe d'humour, peut être pas adapté à la situation mais la pression retombée, je pouvais pas m'empêcher de me sentir euphorique.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alexander FlowLycan - Compliquéavatar

Date d'inscription : 04/04/2012
Messages : 401
Localisation : Près de ma Kaitlyn d'amour <3

MessageSujet: Re: Une odeur de grillé [pv Kaitlyn]   Mer 19 Nov - 16:41

J’étais tiraillé par la douleur, à un tel point que je ne me préoccupais plus de ce qu’on disait autour de moi. Mes oreilles sifflaient dès que quelqu’un parlait ; tout était trouble, terriblement flou. On commença alors à marcher. Je ne savais pas du tout ce qui s’était arrangé, mais j’espérais à tout prix qu’on s’en sortirait vivants…

Vivant… Pour la première fois, je voulais plus que tout au monde rester vivant… Aucun souhait de mourir, alors que je souffrais si fort que la mort aurait pu se montrer alléchante. Mais je voulais garder la vie, comme je voulais garder Kaitlyn, à cet instant. Elle était donc une raison suffisante pour vivre ? Elle m’attirait tant que cela ? Et même alors que j’étais harassé par une douleur démentielle ? J’avais presque envie de pleurer. Pleurer, parce que je me sentais pitoyable, lamentable et ridicule, et que c’était sur elle que reposaient nos deux vies. Elle m’en voudrait sûrement, sachant que je ne pense pas qu’elle m’aime. Et si elle décidait de me sacrifier pour s’enfuir ? Après tout, c’est à cause de moi qu’on en arrivait là, à cause de mes conneries à deux balles et de mes plans toujours foireux. N’aurais-je pas pu me taire, pour une fois ? Non, Alexander le prétentieux a besoin de faire son intéressant, surtout quand une belle femme est dans les parages. Sauf que là, la belle femme, elle va mourir par ta faute !

Idiot ! Pourriture ! Je te déteste rien que pour ton incapacité à agir en être responsable. T’as 67 ans, pas 17, putain ! Regarde-la – si jamais tu as assez de force pour ça, allez, lève la tête, autant profiter de ta souffrance pour l’espionner discrètement, vu que, par la suite, elle ne voudra plus jamais te voir…

Le rythme ralentit, comme si les chasseurs avaient plus de mal à avancer, jusqu’à finalement s’arrêter. Un instant de lucidité me permit de remarquer que j’étais embourbé dans un marécage vicieusement camouflé. Quelques cris, un grognement, je me sentis vaciller puis voler. Ou non, il me semblait être transporté. Était-ce la fin ? Tout était flou, tourbillonnait dans un concert de sons mortuaires… Oui ! je partais le cœur libre, apaisé de cette souffrance de la balle et de l’amour !

Ou non, je sentais encore la douleur me brûler les viscères. Pis encore, j’aurais juré avoir vu Kaitlyn se faire cisailler la joue. Mais là, je ne la voyais plus. Était-ce elle qui me transportait ?

J’étais fermement accroché au corps de mon porteur, avec l’espoir que ce soit bien Kaitlyn. Et une éternité plus tard, j’atterrissais sur quelque chose de mou et confortable. Quel soulagement ! J’entendis alors Kaitlyn, car c’était bien elle, me dire quelque chose, dont je compris seulement « belle », et j’émis un gémissement, dans lequel le mot « merci » était perceptible. Après quelques secondes à souffler, je glissai ma main vers la blessure et sentis la balle encore logée. Je la retirai donc d’un mouvement sec, accompagné d’un râle de douleur. L’argent avait déjà dû infecter une bonne part de mon abdomen, et la blessure n’allait pas guérir de sitôt.

Mes sens revinrent peu à peu à la normale, et je fus ravi de voir le visage de Kaitlyn presque intact, souriant (preuve qu’elle tentait probablement d’optimiser la situation), ainsi qu’une trousse de secours à ses côtés. J’aurais voulu me lever pour me soigner moi-même, mais par la force de ma faiblesse, j’abandonnai rapidement, me contentant de chuchoter un :

« S-soif… »

C’est étonnant comme une blessure peut paraitre plus douloureuse quand on cherche à la soigner. En l’occurrence, là, elle m’empêchait même de lever la tête.

Puis je m’évanouis.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kaitlyn SparrowLycan - Douxavatar

Date d'inscription : 14/04/2014
Messages : 109
Localisation : Londres

MessageSujet: Re: Une odeur de grillé [pv Kaitlyn]   Mer 3 Déc - 21:25

A peine étais-je arrivé auprès d'Alexander avec la trousse de secours que celui-ci s'était évanoui. Il avait juste eu le temps de me signaler qu'il avait soif. Il avait vraiment mauvaise mine. Alors qu'il était inconscient, je me précipitai vers la cuisine pour attraper un verre et le remplir d'eau bien fraiche. Je ne connaissais que trop bien les résultats des attaques de chasseur : argent, donc complications dans le processus de guérison. De le voir aussi mal, ça faisait renaître en moi de très mauvais souvenirs, surtout à cause de sa grande ressemblance avec Adam. Sauf que là, j'avais une chance de le soigner. Avec Adam, j'étais arrivée trop tard …
Etant donné qu'il était tombé inconscient, j'entrepris d'abord de lui appliquer les premiers soins : stopper les saignements, désinfecter, et appliquer un pansement. La tâche étant désormais accomplie, il fallait donc le réanimer. Je n'étais certes pas infirmière, mais j'avais quelques notions en la matière. Enfin bref, je ne suis pas sûr que mes techniques en réanimation soient très probantes, mes premières notions sortant tout droit de la Belle au bois dormant. Dans un premier temps, je l'allonge entièrement sur le canapé. M'asseyant tout près de lui, je commence à tapoter doucement sa joue en l'appelant d'une voix tout aussi douce.
« Alexander … Réveille toi. »
Croyant – peut être à tort – le voir légèrement immerger. Je tente de lui faire boire quelques gorgées d'eau. Mais j'avais conscience que tant que le poison serait toujours dans son corps, ça n'aurait pas grande chance d'aller beaucoup mieux. Je me penche alors sur son oreille :
« Je reviens, tu es en sécurité ici. »

Je dépose le verre d'eau sur la petite table qui se situait juste à côté du canapé. Puis, après avoir caressé tendrement sa joue, je me lève. Rapidement, mais non sans avoir observé les alentours, je sors de la maison. Mon but était clair, constituer un remède contre le poison. Lorsqu'on connaissait les plantes, il était simple de constituer un anti poison. Enfin, je ne pouvais pas guérir n'importe quoi, mais l'argent oui. Rapidement, mais restant sur mes gardes, je ramasse donc quelques plantes et rentre aussi vite dans la maison des bois. En coup de vent, je retourne dans la cuisine pour constituer la mixture. Les plantes étant écrasées, j'en fais une infusion. Le remède aussitôt constitué, je retourne sur le canapé, m'asseyant aux côtés d'Alexander.
« Hé ca va ? Demandai-je, toujours d'une voix douce. Je lui tends la tasse brûlante. Il faut que tu bois ça, ça va aider ton organisme à éliminer l'argent. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alexander FlowLycan - Compliquéavatar

Date d'inscription : 04/04/2012
Messages : 401
Localisation : Près de ma Kaitlyn d'amour <3

MessageSujet: Re: Une odeur de grillé [pv Kaitlyn]   Sam 6 Déc - 20:47

« Alexander … Réveille toi. »

J’avais beau être évanoui, il me semblait avoir entendu ces quelques mots hors de mon sommeil. Une voix, aussi légère qu’un ruisseau qui s’écoulait paisiblement, me les avait bien chuchotés à l’oreille, et aussi surprenant soit-il, malgré mon état, je les avais perçus. Je me sentis alors brièvement revenir à la réalité, mais inéluctablement, je fus trop faible pour me réveiller, et je replongeai aussitôt dans les bras de Morphée.

Je ne savais pas exactement combien de temps je restais inerte, mais j’eus l’impression qu’assez vite, je reparaissais petit à petit. J’entendis d’abord quelques bruits, des mouvements, des courants d’airs, puis peu à peu, la douleur me réveilla ; et quand j’ouvris à peine les paupières, je vis une forme floue avancer vers moi, une tasse à la main. Laissant à mes yeux le temps de s’habituer à la lumière du lieu où nous nous trouvions, la personne s’assit près de moi. Je mis un certain temps à reconnaitre Kaitlyn, la louve qui avait finalement réussi à me sauver, et je fus soulagé de la voir à mes côtés.

Elle me tendait la tasse, en me demandant de boire le remède qu’il contenait, disant qu’il me permettrait de guérir plus facilement. La tasse était brûlante ; je le compris dès le premier contact de mes doigts qui, à peine eurent-ils effleuré la tasse, se retirèrent avec une remarquable rapidité pour mon état. Faisant alors très attention, je pris la tasse par les bords, pour la poser juste à côté de moi. Je regardai ensuite Kaitlyn, qui se tenait assise près de mon corps blessé. Je lui murmurai :

« Merci… »

Je bus alors une minuscule gorgée du liquide brûlant ; il était assez âcre, mais se laissait boire facilement. Et petit à petit, je vidai la tasse. Le liquide s’immisçait dans tous les organes de mon corps, comme s’il parcourait mes veines. L’apaisement qu’il me procurait se manifesta surtout au niveau de ma blessure, sur le flanc droit. La douleur fut tant amoindrie que je crus un instant que j’étais entièrement guéri ! Cependant, la réalité était bien là, et la blessure aussi.

Ce remède me redonna toutefois assez de forces pour me relever un peu et regarder autour de moi. Je ne connaissais pas l’endroit, qui semblait assez accueillant, mais je doutais que la jeune femme nous y ait emmenés en toute légalité.

« Où sommes-nous ? » lui demandai-je donc.

À vrai dire, la réponse m’importait peu. Ce que je désirais, c’était amener la discussion avec cette charmante personne, dont le regard m’attirait curieusement. J’avais l’impression de me reconnaitre un peu, de voir quelqu’un près de qui je pouvais rester. Après tout, elle nous avait sauvés, ce que j’avais imbécilement tenté. Elle était incroyablement belle et rassurante, et sa voix m’envoûtait, fallait-il avouer.

Alors doucement, machinalement, je fis glisser ma main vers la sienne, pour venir la caresser délicatement, en signe de confiance.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kaitlyn SparrowLycan - Douxavatar

Date d'inscription : 14/04/2014
Messages : 109
Localisation : Londres

MessageSujet: Re: Une odeur de grillé [pv Kaitlyn]   Lun 29 Déc - 19:15

Je fus soulagée en voyant Alex reprendre conscience, et surtout assez consistance pour me parler. Il demanda bien sûr où est ce qu'ils se trouvaient et je ne voyais aucune honte à avouer être entré par effraction. Car dans son état, jamais il n'aurait supporté un voyage jusqu'à chez elle. Et je ne me voyais pas traverser la ville sous forme lupine, encore moins avec un homme sur le dos.

Chez des clients. Ils n'habitent cette maison que durant les vacances. On peut donc rester ici le temps qu'il faudra.

Je lui souris tendrement avant de baisser lentement le regard. J'étais naturellement à l'aise avec les hommes mais je dois dire que celui-ci était particulier. Le courant passait bien, très bien même, ce qui était assez étrange. Quand on rencontre une personne spéciale, on le sait tout de suite. Et lui, il était spécial.
Je sens soudain la chaleur de sa main sur la mienne, et alors qu'un mince sourire habille mes lèvres, mes doigts s'enroulent instinctivement autour des siens. Mais rapidement, une soudaine gène me gagne et je retire doucement ma main, faisant mine de ranger ce qui m'avait aidé à le soigner. Mais à peine ma main avait quitté la sienne que je ressentais le manque de cette chaleur. Je gardais pourtant mes mains bien le long de mon corps.

On peut rester ici pour la nuit, ça craindra rien. Finis-je par dire, me mordillant inconsciemment les lèvres.

La vérité était que depuis qu'on s'était retrouvé tous les deux et qu'il avait repris conscience, je n'étais pas tout à fait à mon aise. Et ce n'était pas parce qu'il ressemblait fortement à Adam. Certes, la ressemblance était assez dérangeante mais ça allait beaucoup plus loin. Le voyant inconscient, j'avais ressenti une vraie angoisse à l'idée que cet homme que je connaissais à peine ne perde la vie. Les lèvres pincées je relève le regard sur Alex et me perds automatiquement dans son regard.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Une odeur de grillé [pv Kaitlyn]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Une odeur de grillé [pv Kaitlyn]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» Elections:INITE et L'odeur des dollars de Petrocaribe
» Une Isabella perdue & une odeur alléchante. [PV P'tit Tuc ^0^]
» Iaana Liblikas, Papillon à l'odeur de mort.
» L'odeur de l'herbe [Pv Maryweather H. ]
» Kaitlyn J. Kingsley [Fini]
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Lycampire - Forum de RPG fantastique Loups-Garous (Lycans) / Vampires :: Aventures Putrides :: The Darkness :: Profondeurs -

Partenaire : Julien Konsinski, SRC fait du SEO