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 La chasse est ouverte ! [Heather]

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Nathan FossLycan - Ferméavatar

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MessageSujet: La chasse est ouverte ! [Heather]   Dim 6 Avr - 16:51

La chasse est



ouverte !

Nathan & Heather

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C'était une soirée comme tant d'autres. Banale. Sans rebondissements. Après une journée tout aussi morne. Le matin, je m'étais levé tôt, j'avais pris un café et une douche, puis j'étais allé faire quelques courses, dans ces ignobles endroits que l'on appelle centres commerciaux. Ces lieux recèlent des fragrances que mon nez se serait bien passé de rencontrer. Seulement, de nos jours, il n'est pas aisé d'éviter les grands magasins et l'affluence d'humains aux parfums multiples, parfois savoureux, parfois répugnants. Cependant, j'avais tout de même fait le déplacement. Et me retrouver à nouveau dans mon domicile me fit le plus grand bien. J'avais rangé mes achats en quatrième vitesse avant de me déshabiller entièrement pour prendre une seconde douche. Finalement, toutes les odeurs terrifiantes qui s'étaient déposées sur moi furent bannies à jamais par le jet d'eau brûlante. Alors j'avais passé le reste de la journée en toute tranquillité, allongé dans mon canapé, laissant mon esprit vagabonder, un verre d'alcool à la main. J'aurais pu faire de nombreuses activités, certes. Mais je n'en avais pas l'envie. Ni la force. Je préférai tendre l'oreille en fermant les yeux, écoutant les bruits qui m'entouraient. J'évitai cependant de m'endormir, au cas où quelqu'un sonnerait à la porte ou m'appellerait sur mon téléphone. Je ne connais pas grand monde, mais ça ne veut pas dire que personne ne frappera jamais à la porte de mon domicile.
Quoi qu'il en fût, ce n'est que lorsque la nuit arriva enfin, que je me décidai à bouger. J'enfilai simplement un short déchiré, qui était il y a quelques temps un pantalon dans lequel j'ai eu le malheur de me transformer suite à un accès de rage, ainsi qu'un maillot traversé de haut en bas par des traces de griffures plus ou moins grandes. J'avais certes l'air d'un mendiant dans un tel accoutrement, mais je ne comptai pas le garder, de toutes manières. C'est donc dans cette tenue que je sortis de chez moi.

J'avais marché jusqu'à la lisière de la forêt, en passant comme d'habitude par les petites ruelles de la ville. Celles qui étaient généralement vides de monde. Ou alors dont les rares occupants ne se souciaient guère du style vestimentaire des tout aussi nombreux passants. Une fois que je fusse arrivé à destination, j'entrai sous le couvert des arbres, qui rendaient la nuit encore plus sombre qu'elle ne l'était déjà. Je respirai profondément l'espace de quelques minutes, me vidant l'esprit. Puis je pris ma forme de loup, déchirant le moindre de mes vêtements. Le sentiment de puissance et de liberté qui m'envahit alors fut comme une seconde naissance. Et à chaque fois que j'agissais de la sorte, cette émotion revenait, encore et encore, toujours plus forte. La bête en moi se déchaînait. Elle montrait au monde ce dont elle était capable. J'adore ces moments. Je les trouve meilleurs que tout au monde. Incomparables. C'est pour cela que je me mis aussitôt à courir dans les bois, sans but réel, m'éloignant seulement de toute forme de civilisation. Jusqu'à arriver à une clairière éclairée par les étoiles et la lune, qui commençait un nouveau cycle. M'arrêtant et levant le museau au ciel, je lâchai un long cri qui résonna dans la forêt, faisant fuir les animaux qui reconnaissaient le hurlement de leur Maître : le loup.
Suite à cela, je marchai un peu, avant de tomber sur une piste. L'odeur de lièvres qui avaient courus dans les parages. Suivant leur trace, sans un bruit, tentant quand je le pouvais de me mettre en position favorable par rapport à la brise qui soufflait, je trouvai enfin mes proies. À cet instant, la chasse débuta. Sautant de toutes mes forces sur l'un des animaux, je ne fus pas assez rapide pour l'attraper. Mais je n'abandonnai rien. Loin de là. Ma course continua donc entre les arbres, à la poursuite de mon dîner.

Au bout de longues minutes de traque et de grandes enjambées dans les bois, j'avais enfin réussi à attraper l'un des lièvres. Je le trainai donc, haletant, jusqu'à un endroit plus confortable pour le déguster. Ainsi trouvai-je les ruines d'un ou plusieurs bâtiments quelconques. Peut-être une vieille ferme, ou que sais-je encore. En tous cas, je m'installai près d'un mur de pierres effondré, posant ma proie au sol. Passant quelques minutes à reprendre mon souffle, la langue pendante, j'entamai ensuite mon dîner. Et lorsque j'eus terminé, j'enterrai les os, avant de m'allonger sur le ventre, me léchant de temps à autre les babines pour en retirer le sang. Je m'apprêtai à m'endormir dans cet endroit, toujours sous ma forme de loup, quand je sentis une odeur que j'aurais souhaité ne pas découvrir en cet instant : un humain. Une humaine, en fait, pour être plus précis. Et malgré le fait que c'était là un parfum bien inhabituel en ce lieu, comme à cette heure, je ne m'inquiétai pas le moins du monde, me contentant de rester à terre, tapi dans l'ombre, inoffensif et innocent dans la position que j'avais adoptée. Cependant, si jamais cette humaine se révélait être agressive à mon égard, alors je n'hésiterais pas une seule seconde à sortir les griffes et les crocs pour la lacérer afin d'en faire mon dessert...


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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte ! [Heather]   Ven 18 Avr - 20:30

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Cette journée était minable. Aussi minable que toutes celles que je semble vivre depuis quelques semaines. Il ne se passe rien. C'est le néant, le vide, dans tout ce que je fais et que j'entreprends. Je ne sais pas pourquoi mais je ressens une profonde tristesse. Je suis lasse de tout. Lasse de passer mes journées à faire semblant d'écouter un cours pendant que je fais des recherches sur tout autre chose, lasse de passer mes nuits à traquer des loups, lasse de ne pas pouvoir dormir assez, lasse de ne pas être une vie comme les autres qui peut avoir un petit copain et sortir avec lui le soir. Je suis lasse de tout ça, de cette vie qui me poursuit. Et pourtant dès que mes yeux se posent sur une arme, à l'instant où je la saisis dans mes mains, je me sens puissante. Je ressens toute cette force qu'elle me procure. Et je me dis que si je sais c'est que je dois me battre, me battre pour survivre, pour sauver des innocents et regarder mourir ceux qui traquent et tuent. Le seul point positif d'aujourd'hui est que j'ai réussi à trouver où se trouvait le loup que je traque depuis si longtemps. Il réside en ce moment même pas loin de Londres, en tout cas sous forme lupine normalement. Je jette un coup d'oeil derrière mon épaule et sors par la fenêtre. Je ne veux pas qu'Asher me voit. Ce soir je veux être seule. Je ne veux pas qu'il me suive, ou que mon père découvre que je suis partie. Je veux juste me retrouver face à mon ennemi, seule, pour tester mes capacités. Suicidaire ? Je n'irais pas jusque là. J'ai positionné un pistolet dans mon jean, deux couteaux dans mes manches accrochés à mon bras par des lacets de cuir et bien évidemment, mon arc.

Je marche dans le noir, mes yeux s'habituant peu à peu à l'obscurité qui m'entoure. Je marche sans m'arrêter, sans me retourner. Je marche sans même voir si je suis suivie. Je marche en ne pensant qu'à une chose, le trouver. Lorsqu'enfin j'atteins les bois, je me rends compte que mes traces sont visibles. Mais Heather t'es pas sérieuse, fais quelque chose ! Je me secoue. Ce n'est franchement pas le moment de rêvasser. J'ai des millions de choses à faire[. Je m'accroupis, et oui comme le fait mon père, je sais. Je regarde autour de moi. Sur la droite la forêt mène à la route puis à la ville. Si ce loup, ce que je sais, est assez solitaire, il n'ira pas vers là-bas. Si je regarde à gauche je trouve les chutes. Il pourrait s'y rendre, mais personne n'irait tard la nuit, pas même un lycan. Je m'enfonce un peu plus dans les bois qui referment leurs branches sur moi. Je ferme les yeux un instant pour me fier à mon instinct. Il est sous forme lupine, c'est obligé. Ses traces sont donc plus légères et moins visibles. Je me concentre, si j'allume une lampe et qu'il n'est pas loin, il va savoir que je suis là, cependant, s'il est tout près, il me sentira car le vent porte mon odeur. Je me maudit de ne pas m'être souciée d'où le vent porterait mon parfum. Bon, il saura où je suis. J'allume une lampe de poche en la camouflant sous ma veste en cuir. Au moins j'ai pensé à me mettre en noir et à passer un gilet parre-balle, même si je pense que contre griffes et crocs cela ne sera pas très utile.

Je suis tout près, je peux le ressentir, cette adrénaline qui parcoure mon corps tout entier, remontant en un frisson le long de ma colonne vertébrale. Je distingue un nouvel élément dans mon champ de vision. Cela ne semble pas être naturel, je m'approche et découvre des ruines. Je ne les avais jamais vue. Suis je suis loin dans la forêt ? Je ne me rappelle pas avoir marché si longtemps. Mais peut être ais je beaucoup couru ? Je ne me souviens plus. Mes idées ne sont pas très claires pour l'instant. Il faut que je me secoue un peu. J'essaie de faire le moins de bruit possible, tout en scrutant entre les formes diverses et inégales, à la recherche d'un corps de loup, debout, allongé, assis, me fixant peut être sans que je ne le perçoive encore. Je contournai les lieux en marchant prudemment, mon arc bandé en main, sachant que je le trouverai tôt ou tard. C'est alors que je le vois. Il est allongé contre un mur, les restes d'un animal quelconques jonchant le sol près de lui. Ses yeux brillant d'animal me regardent de leur air mauvais. Je n'aime pas les loups, et je hais ce regard qui veut dire, si tu m'approches, je te tuerai. Je sais que c'est lui. Ce ne peut être que le lycan que je traque depuis déjà si longtemps : Nathan Foss. Je crois que je sais beaucoup de choses sur lui, enfin, tout ce que l'on peut obtenir par la force en discutant avec d'autres personnes métamorphe. Je me place à une vingtaine de mètres de lui : "-Es tu celui que l'on appelle Nathan ?" Je ne sais pas pourquoi je demande ce que je sais déjà. Peut être pour confirmer. Et pourquoi ais je ouvert ma bouche ? Pourquoi ne l'ais je pas pris par surprise comme je le fais toujours ? *T'es différente en ce moment Heather, t'es bizarre, qu'est ce qu'il t'arrive ?* J'essaie de ne pas penser à cette petite voix dans ma tête qui est ma conscience. Sérieusement, si je me mets à ne plus faire correctement mon boulot, je serais vite morte, au sens propre du terme. Je reste debout, une sans lâcher mon arme, sentant la crosse du pistolet rafraîchir ma peau. Je le regarde sans ciller. Je doute qu'un loup se soumette si facilement. Mais maintenant que j'ai merdé, comment je pourrais faire puisque j'ai attiré son attention. Je pourrais peut être tenter de l'amadouer. *Avec un arc dans la main ? T'es stupide ? C'est peut être un loup mais il doit pas être con*Ouais, mauvaise idée. Je ne sais pas trop quoi faire, alors je reste immobile, debout sur un ramassis de pierre prêt à s'effondrer, regardant le lupin qui me fait face. Je ne sais qu'une chose. Je n'ai pas peur

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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte ! [Heather]   Jeu 15 Mai - 17:25

La chasse est



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Je laissai l'humaine s'approcher de moi. Je pouvais l'entendre. Je pouvais la sentir. Cependant, bien que je fusse aux aguets, je ne me préoccupai guère de la raison de sa venue. Après tout, quel danger une simple et frêle femelle de son espèce pouvait-elle bien représenter pour moi ? Absolument aucun. En deux coups de griffe, elle serait morte, les tripes étalées sur le sol, et je la dévorerais sans rien laisser d'elle, si jamais elle tentait quoi que ce soit de stupide. Ce que les humains ont l'habitude de faire, en général. En tous cas, je restai allongé, griffant le sol, tout doucement, tout en me passant la langue entre les crocs. Tout du moins, jusqu'à ce que je ne sente la jeune femme dans mon dos. Elle n'avait pas l'odeur de la peur. Non. Il s'agissait plutôt d'une sorte de... de stress. Comme si cette humaine essayait de se prouver quelque chose. Mais alors quoi ? Qu'elle pouvait approcher un loup et revenir vers ses amies pour leur dire qu'elle avait gagnée son pari stupide ? Sans aucun doute. Je me retournai donc, afin de faire face à l'idiote d'humaine.

Fixant la nouvelle venue, je ne m'attendais pas à voir ce qui se trouvait devant moi. En effet, la jeune femme pointait un arc sur moi. Elle semblait lourdement armée. Prête à mettre fin à mes jours. Une chasseresse. Quelle horreur. Dire que j'étais presque prêt à l'épargner ! Mais il a fallut qu'elle ne soit pas qu'une simple humaine lambda. Non. Elle était au courant de ce qui se tramait au sein de cette ville, et dans le monde entier. Elle savait pour les vampires et les lycans. Et elle avait choisi de nous exterminer, tous autant que nous sommes. Grossière erreur de sa part. Visiblement, il y avait une chose qu'elle ne savait pas si bien que cela. À savoir que, contre moi, cette idiote n'avait aucune chance. Elle ne me connaissait pas. Mais alors pas le moins du monde. Sauf que si. En effet, elle me connaissait bel et bien. Si bien qu'elle m'appela par mon nom. Je ne cache pas que j'en fus pour le moins surpris. Cependant, je ne me laissai pas déstabiliser pour autant. Je me refusais tout simplement de l'être.

M'asseyant face à la jeune femme, je la regardai de haut en bas. Penchant légèrement la tête sur le côté, je la jaugeai doucement. Elle était maigrichonne. Pas très grande. Malgré tout, il ne fallait pas sous-estimer ce genre d'individus. Généralement, ils peuvent s'avérer assez surprenants. Alors je me décidai à jouer un peu avec cette charmante petite brune. Elle devait avoir dans la vingtaine, certainement pas plus. Peu d'expérience. Dans le cas contraire, elle m'aurait tué, au lieu de me laisser une chance, aussi infime fut-elle, d'inverser les rôles. De devenir le prédateur, et elle la proie. Pourquoi dans ce cas ne devrais-je pas tirer parti de la situation et passer un peu de bon temps ? Me remettant donc sur mes quatre pattes, je m'avançai vers la chasseresse, d'une démarche souple et sans la moindre once d'hésitation. Une fois que je fusse assez prêt d'elle, je levai la patte arrière, me soulageant allègrement sur le morceau de mur effondré qui se trouvait à côté de moi.

Une fois mon affaire achevée, je fis volte face, retournant la terre de mes pattes arrières, en direction de la stupide humaine qui se croyait certainement bien supérieure à ce qu'elle prenait, à n'en pas douter, pour une vulgaire bête sauvage. Puis je retournai tranquillement à ma place initiale, avant de jeter un dernier coup d’œil en direction de la jeune brune. Sur ce, j'enjambai le muret à ma droite, pour disparaître ensuite dans une ancienne bâtisse dont une moitié au moins était tombée en poussières, et l'autre moitié était couverte d'un toit criblé de nombreux trous qui laissaient filtrer autant les rayons du soleil que les fines gouttes de pluie qui commençaient à tomber. Me mettant donc à l'abri, j'en oubliai tout bonnement la chasseresse, me contentant, allongé dans l'herbe, de me lécher les pattes pour les nettoyer du sang laissé par mon repas. Je restai cependant sur mes gardes. J'avais bien fait attention de me mettre dans un espace depuis lequel je possédai plusieurs échappatoires, ainsi qu'une bonne protection contre les flèches, donnée par une pile de caisses en bois, sur ma gauche. Cet endroit devait certainement être , auparavant, un vieux grenier, ou bien quelque chose dans ce goût là. Mais quoi qu'il en fût, à présent, il était sur le point de devenir un champ de bataille. Car après ma provocation, je me doutai bien que je ne m'en sortirai pas sans combattre. Surtout que, pour connaître mon nom, cette humaine devait m'avoir cherché pendant longtemps. Qui était-elle donc ?


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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte ! [Heather]   Sam 14 Juin - 13:20

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Je regarde le lycan. Il est assez imposant. Mais je le sais déjà. D'une allure féline il s'approche de moi. Je bande mon arc. Il a tressailli en entendant son nom, ce qui prouve que je ne me suis pas trompée, et qu'il était surpris. Je sais qui il est, je connais sa rapidité, je sais contre qui je m'apprête à me battre. Alors je me concentre, et toute cette hésitation, tout ce stress qui me rongeait, tout s'envole. Il n'y a plus que moi et lui, dans la forêts ombre. Mes yeux sont habitués à l'obscurité, je ne vois pas aussi bien que lui, mais je ne suis pas trop désavantagée. C'est alors que, contre toute attente, il me provoque. Sans réponse, sans rien dire. Il s'amuse à marquer son territoire comme le font les bêtes. *Ne te méprends pas Heather, c'est une bête, ne l'oublie jamais.* Je regarde Nathan s'éloigner : pure provocation. Encore. Il cherche à faire quelque chose. Veut il se battre ? De toutes les manières il le devra. Il disparait alors derrière un amas de pierres. Profitant de ce petit moment de solitude, je prends mes lunettes et les mets sur mon nez. Elles permettent de capter la chaleur et de la voir. Je discerne désormais sa silhouette allongée sur le sol.

La nuit nous enveloppe tous les deux tel un drap mortuaire. Je sais que je dois garder mon sang froid à toute épreuve. Ces ruines le protègent, mais peuvent également me servir de remparts, ou de position d'attaque. Si je grimpe dessus sans faire trop de bruit, je serais au dessus de lui. Etant allongé, il découvre son flanc et mettra quelques secondes à se relever, deux, trois peut être. Mais j'aurais déjà tiré. Une flèche paralysante. Il ne pourra plus bouger et sera dans l'incapacité de rester sous forme lupine. Le lycan redeviendra humain. Je pourrais alors l'interroger et le torturer. D'un autre côté, s'il reste sous forme lupine, je pourrais le tuer sans état d'âme. Mais je ne ferais pas de différence, je ne dois pas en faire. *Arrête de tergiverser, agis !* L'hésitation me perdra un jour. Je choisis de ne pas faire ce que j'avais élaboré. Je prends à droite, de telle sorte qu'il soit dos à moi. Avant tout il faut le faire sortir de cette espèce de pièce servant plus de cage pour une humaine comme moi. Je ne pourrais pas m'en sortir si je rentre dedans et que ça tourne mal. Je jette une mini grenade emplie de poison à l'intérieur et grimpe sur la première branche de l'arbre le plus proche. Il y a trois sorties. Où qu'il sorte, je le touche. Je sors la flèche de mon carquois. Soit il reste et s'asphyxie, soit il sort et je lui tire dessus. Trois échappatoires, trois endroits où je le toucherai : flanc, patte avant droite, ou poitrail. Son sort est entre ses pattes.

Patience. L'attente est une chose terrible pour les humains. Elle met les nerfs en pelote, joue avec le système nerveux et fait craquer. Mais moi je serais plus forte que l'impatience. Je serais l'attente. J'attendrais des jours qu'il sorte, sous vent et pluie, mais il sortira je le sais. Il ne peut pas rester. C'est impossible. Ne serait ce que par égocentrisme. Et lorsqu'il émergera de son trou, je serais là, pour le cueillir, pour le tourmenter et le blesser comme les gens de son espèce le font aux humains. Aucun d'eux ne mérite de vivre, aucun de ceux qui sont des meurtriers, qui tuent des innocents. Je ne suis pas une meurtrière, je suis une justicière.

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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte ! [Heather]   Jeu 3 Juil - 16:12

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Le calme. C'est ce qui me frappa, de prime abord. En effet, je venais tout juste de provoquer la stupide petite humaine, et malgré tout, elle ne réagissait pas... comme les autres. Les autres, en l'occurrence, me sautent dessus directement, avec rage et mépris. Ils ne supportent pas qu'un simple animal puisse les prendre de haut. Les regarder d'un air suffisant qui leur montre bien à quel point ils peuvent être inférieurs. À quel point ils peuvent m'être inférieurs. Cependant, cette fois, tout semblait différent. La jeune femme ne sembla pas se formaliser de mon acte. Et en un sens, cela me convenait. J'ai horreur d'être ainsi importuné. Alors la simple idée de m'être débarrassé de cette chasseresse me réconfortait légèrement. Je me léchai donc tranquillement les pattes, en chantant dans ma tête une vieille chanson de marins que j'avais entendue il y a de cela bien longtemps. Du moins, jusqu'à ce que je ne sente quelque chose.

Relevant la tête, je reniflai l'atmosphère. Une fois. Deux fois. Trois fois. Et j'éternuai. Je ne savais ce qu'était exactement ce gaz infecte, mais je savais exactement d'où il provenait. Apparemment, la stupide humaine n'était pas si idiote qu'elle en avait l'air. Sans compter son manque cruel d'impulsivité qui l'empêchait de se jeter directement sous mes crocs. Au lieu de cela, elle réfléchissait à un plan d'attaque. Ah, misère ! Est-ce donc impossible d'être tranquille ne serait-ce qu'une journée ? Visiblement oui. J'éternuai encore une fois, avant de me décider à bouger. Mes yeux commençaient à brûler. Mes narines piquaient, me forçant à éternuer encore et encore. Si je ne sortais pas de ces ruines au plus vite, j'étais destiné à étouffer ! Je me dirigeai donc vers l'échappatoire la plus proche de moi. Je m'arrêtai devant un instant. Et si la chasseresse se trouvait derrière, à m'attendre, prête à m'exécuter d'une flèche en plein cœur ? Pas le temps de tergiverser. Je me mis à courir.

La lumière plus vive de l'extérieur me fit légèrement plisser les yeux. Je ne m'arrêtai cependant pas de courir. Sauf lorsque je ressenti une vive douleur à la patte avant droite. Trébuchant, je lâchai un gémissement de douleur en roulant au sol du fait de ma vitesse initiale. C'est donc après quelques mètres parcourus ainsi que je me stoppai enfin. Me redressant difficilement, je serrai les dents. La colère montait en moi. Une rage grandissante envers cette humaine qui avait osée... Ma patte endolorie me ramena soudain à la raison. Piétinant, je me mis le plus vite possible à l'abri. M'allongeant, j'attrapai la flèche de mes crocs, pour la retirer de ma patte. Mais la douleur était trop grande. Vérifiant rapidement les alentours, et ne trouvant rien, je décidai alors de reprendre forme humaine. La transition fut rude. Je laissai échapper un intense grognement de souffrance. Puis je me focalisai de nouveau sur la flèche.

Le projectile me traversait l'avant-bras droit de part en part. Du sang coulait autour de la blessure. Pas en abondance. Pas encore. La tige plantée dans mon corps servait de garrot. Cependant, une fois qu'elle n'y serait plus, il me faudrait me contenir comme jamais, le temps que la plaie se referme, ne serait-ce qu'un peu. Attrapant le projectile au niveau du bas de la blessure, je respirai longuement, et profondément. Au moment de tirer, je m'arrêtai. Me saisissant d'une branche, au sol, je la mis dans ma bouche, serrant les dents dessus. Je repris alors mon geste. La flèche me traversa le bras dans un étrange bruit de chair que l'on coupe. Une fois le projectile retiré, je le jetai au loin, attrapant ma blessure de ma main libre, la serrant aussi fort que possible. Ramenant mon membre endolori vers moi, je me recroquevillai dessus, quelques larmes tombant de mes yeux devenus orangés. Je lâchai un grand cri de douleur qui résonna un moment, crachant de fait le morceau de bâton, brisé, qui était auparavant dans ma bouche.

Restant dans cette position un moment, je gémissais, serrant fermement la plaie qui saignait certes beaucoup, mais de moins en moins. Au bout d'un moment, je relevai les yeux, fou de rage et de douleur. Ce petit jeu avait assez duré. Si jamais je recroisai cette perfide femelle humaine, je la tuerai. Avec plaisir. Sans aucune compassion. Sa mort serait rapide et ignoble. Mais il ne resterait plus rien de son corps frêle et fragile. Plus rien. Respirant profondément, je levai la tête pour hurler afin de bien me faire entendre par cette vermine. Si tant est que, de peur face à mes cris précédents, elle ne se soit pas déjà enfuie. Malgré tout, dans ce cas, elle aurait bien fait. Car mes représailles avaient de quoi l'effrayer. Oh oui...

" Montre-toi, espèce de sale petite peste ! Allez ! Viens te battre ! Au lieu de rester cachée comme la lâche que tu es ! "


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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte ! [Heather]   Jeu 10 Juil - 20:54

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Je le vis débouler de sa cachette comme une furie. Ma petite bombe à gaz avait donc fait effet. Tant mieux. Cela ne devait pas être plaisant de sentir que l'on étouffe. Le seul angle que je pouvais toucher était la patte avant droite. Il avait eu de la chance dans son malheur. J'esquissais un sourire narquois. A la seconde où j'avais vu par quelle sortie il émergeait, j'avais tiré. Et je ne l'avais pas manqué. Ma flèche se ficha tout droit dans sa patte et il émit un grognement rauque, roula au sol et fini par s'étaler par terre. Un sourire satisfait s'afficha sur mon visage. Il se prenait pour le plus fort. Nous allions voir qui l'était réellement. Je regardai mes flèches dans mon carquois. Aucune ne portait le même poison. Celle manquante ? La lame n'était pas en argent, mais en acier provoquant une douleur moins forte et surtout une réparation presque immédiate. Mais le but étant que le poison que j'avais trempé reste dedans, c'était la pointe la plus adaptée. Je scrutais les ombres avec mes lunettes, suivant la forme lupine qui s'éloignait de moi. Le lycan s'était abrité derrière quelques arbres et monceaux de pierres et semblait reprendre forme humaine. Bien. Le poison se répandrait donc plus rapidement dans son corps. Il allait l'empêcher de se transformer pendant quelques heures, jusqu'à ce que l'effet se dissipe. Sans faire exprès, j'avais choisis une flèche de taille à l'affronter.

Revenons en au liquide dans lequel j'avais trempé ma pointe. Sous sa forme de lycan, il n'était pas très efficace. Mais pour retirer la flèche coincée dans on bras, il était évident que l'homme allait devoir refaire surface. Une fois sa forme humaine retrouvée, le poison agirait et renderait toute transformation impossible. Il pourrait bien sûr exprimer sa colère à travers ses yeux, mais crocs et griffes devraient rester à leur place. Cette idée de le voir ainsi me réjouissait. Incapable de redevenir assez puissant pour me nuire. J'étais sur ma branche, accroupie, ne quittant de mes yeux la masse du lycan qui reprenait peu à peu forme humaine. Un sourire sadique s'afficha sur mon visage en entendant le hurlement sinistre du lycan. N'importe quel autre humain serait parti, prenant ses jambes à son cou et essayant de sauver sa peau, pensant que sa misérable vie vaut mieux que de mourir dévoré. Le hurlement du loup pouvait glacer le sang à toute personne campant dans les bois, le tétanisant sur place. Mais pour les chasseurs, s'était une toute autre histoire. Cela stimulait leur rage et leur envie de tuer les lycans, même si ces derniers, par leur hurlement, les prévenaient que le pire les attendait. Et c'est pourquoi je n'avais pas peur. Parce que la peur, sur le terrain, n'a pas sa place.

" Montre-toi, espèce de sale petite peste ! Allez ! Viens te battre ! Au lieu de rester cachée comme la lâche que tu es ! "

Mon sourire ne s'éteignit pas, et mon regard se raviva d'une flamme guerrière. L'adrénaline montait en moi. Enfin j'allais le voir de plus près. Il ne manquait que son visage humain à mon rapport, et des broutilles que je pourrais apprendre sur lui. Mais pour le moment, j'avais besoin d'une photo. Je touchais le bouton à la droite de mes lunettes, machinalement. C'est bon, il prendrait les clichés. Ah le lycan me défiait. Il allait être bien content. Parce que oui j'allais évidemment répondre à sa provocation. Passant mon arc à mon épaule, je dégainais mon pistolet accroché à ma ceinture. J'avais assez de balles autour de ma ceinture pour le trouer comme une passoire. Je sautais de l'arbre et me dirigeais vers sa cachette. Je n'étais qu'à une dizaine de pas. Je me plaçais non loin de lui, le faisceau lumineux de la lune éclairant son visage de trois quart. La visibilité n'était pas la meilleure, mais je pourrais avoir quelques clichés. Mon pistolet dans une main, j'appuyais sur le déclencheur de photo de l'autre. Mon micro appareil prendrait quelques photos à intervalles de trente secondes puis de deux minutes. J'aimais ces lunettes, elles étaient vraiment au top.

Je m'approchais du lycan. Il se prenait pour qui de me traiter de lâche ? Moi qui avait toujours fait face aux difficultés. Et ce n'est pas parce que je suis calme et que je réfléchis avant de me jeter dans la gueule du loup, littéralement, que cela fait de moi une lâche. Je ne serais jamais couarde et je ne l'ai jamais été. Restant à une distance plus que souhaitable, je levais mon pistolet vers le lycan, encore les genoux au sol. Tient donc, la soumission de la race animale devant l'homme. Cela eut le don de m'arracher un petit rire sinistre dans cette ambiance glauque, au milieu des ruines dévastées. Une seconde après avoir tendu le bras vers lui, j'appuyais sur la détente. La balle partie et vint traverser la peau du jeune homme pour venir se loger au niveau des côtes.

"-Je ne suis pas une lâche ! Et toi tu es un meurtrier. Ah et, cette balle est en argent. Ca fait mal ?"

Dis je avec un petit sourire sadique. Si mon ouïe avait été aussi développée que celle d'un lycan ou bien d'un vampire, j'aurais entendu le net déchirement dans la peau. Cela devait être plaisant d'entendre une chose pareille. Voir que sa proie est en train de souffrir. Entendre faiblement le hurlement intérieur de son coeur comme s'il avait été hurlé à la lune. Oui, cela me plairait bien.


FICHE PAR STILLNOTGINGER.
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Nathan FossLycan - Ferméavatar

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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte ! [Heather]   Sam 11 Oct - 15:42

La chasse est



ouverte !

Nathan & Heather

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La douleur. Une sensation sur laquelle nous essayons tous de mettre des mots. De qualifier, d'une manière ou d'une autre. Une douleur insoutenable. Une vive douleur. Une douleur lancinante. Pourtant, jamais aucun adjectif, jamais aucun terme, ne semble réellement convenir à ce que nous pouvons bien ressentir dans ce genre de situations. Et, en ce qui concerne la position dans laquelle je me trouvai, tout ceci prenait son sens. Après tout, je n'avais plus que mes yeux pour pleurer. Ainsi que ma bouche pour crier. Grogner. Geindre. Gémir. Encore et encore, malgré la colère, malgré l'adrénaline, malgré mon souffle court. Et malgré, bien évidemment, la plaie qui, petit à petit, se refermait dans son intégralité, ne laissant pas même la moindre petite entaille sur ma peau. La seule chose qui indiquait véritablement que j'avais été gravement blessé n'était autre que le sang. Les longues traces écarlates roulant entre les poils de mon bras. Les imbibant un à un, avant de goutter sur le sol avec légèreté.

Lorsque je parvins enfin à respirer avec un peu plus de facilité, je m'essuyai rapidement le visage du revers de la main gauche. J'y laissai par ce geste quelques marques rouges, mais après tout, je n'avais jamais prétendu redevenir impeccable par cette simple action uniquement. Seulement, elle m'avait permis de retirer la majorité des poussières, de la sueur, et de la terre, qui étaient dans mes yeux ou sur mes joues, mon front, ou bien encore mon menton. Seulement, au moment de rouvrir mes yeux, alors que je ne voyais plus flou de part le rapide coup de propre que je venais de m'octroyer, je pu l'apercevoir. Elle marchait vers moi. Armée. Équipée. Déterminée. Elle n'avait pas peur. Ce qui m'arracha un sourire cynique. Elle pensait donc que je n'étais qu'un louveteau, n'est-ce pas ? Un simple petit animal perdu. Inoffensif. Oh, comme cette humaine se trompait ! Enfin, bien qu'en quelques secondes elle parvint à me faire revenir à la dure réalité.

Le son de la détonation couvrit à peine mon hurlement. Une balle en argent tirée à bout portant. Heureusement, à cette distance, elle était ressortit dans mon dos. Mais cela ne m'a en aucun cas empêché de la sentir passer. Et encore moins de me mordre la langue suite aux vibrations de mes côtes lorsque le projectile avait, semblait-il, ricoché dessus. De ce fait, je n'entendis qu'à peine les paroles de la Chasseresse. Cependant, j'étais certain, de part mes gémissements, qu'elle avait la réponse à sa question. La brûlure de l'argent était sans aucun doute la pire des choses qu'un Lycan puisse ressentir. Et pour avoir vécu un certain nombre d'années, je puis dire que je sais pertinemment de quoi je parle ! Enfin. Quoi qu'il en soit, je relevai la tête vers l'illustre inconnue, mes yeux orangés emplis d'une rage qui ne faisait que rendre leur intensité plus vive. Plus irréelle. Alors, rassemblant mes dernières forces, je pris ma forme de loup afin de sauter à la gorge de mon dîner.

Mon visage qui rencontre le sol. C'est là que le fil de l'histoire reprend. J'étais allongé, sur le ventre, littéralement aux pieds de la jeune femelle humaine. Je ne comprenais pas tout à fait ce qu'il venait de se passer. Jusqu'à ce que je sente cet étrange frisson en moi. Comme si la bête qui se cachait avait été mise en cage et tentait par tous les moyens d'en sortir. Alors je me redressai, encore et toujours dans la douleur. Celle de mon bras. Celle de la trajectoire de la balle dans ma poitrine. Je fixai la Chasseresse d'un regard noir. Je savais que c'était de sa faute. Elle allait en payer le prix fort. Après tout, même dans mon état actuel, j'étais plus fort qu'un simple humain. Assez d'attendre. Assez de rester assis là, à patienter le temps qu'elle se décide à bien vouloir me tuer. Cependant, je ne pouvais pas simplement me lever et partir. Il fallait autre chose. Il fallait que je sois seul. Que cette peste ne soit plus dans mes pattes.

Rampant vers l'humaine, je la suppliai d'avoir la bonté d'abréger mes souffrances. Je baissai la tête, implorant, le front posé contre le sol. Après tout, que risquait-elle à se laisser approcher par une pauvre bête aussi blessée qu'effrayée ? Rien. En une fraction de seconde, elle pouvait me mettre une balle dans la tête. Et ce sans même que je ne m'en aperçoive. En réalité, elle avait la situation sous contrôle. Un contrôle autant total que parfait. C'est donc dans la souffrance la plus atroce que je me relève, frappant la jeune femme en plein visage à l'aide d'une pierre que j'avais ramassée en m'avançant vers ma future victime. Mon bras droit se remit à saigner, alors que je ne le sentais même plus. Quant à mes côtes... elles me firent presque retomber au sol. En vérité, j'en posai un genou à terre. Mais il ne fallait pas que je perde la moindre seconde. Alors je pris une grande respiration. Puis je me relevai en hurlant de douleur. J'allai partir, mais là... là j'ai vu l'arme dans la main de ma victime, qui commençait déjà à revenir à l'instant présent.

Attrapant rapidement le pistolet avant que cette vermine humaine ne revienne à la raison, je le pris de la main gauche, hésitai un moment, puis le pointai vers la jeune femme. Une idée me vint soudain. Une idée qui me fit presque éclater de rire. En tout cas, un large sourire éclaira mon visage. Elle allait s'en sortir. Elle devait s'en sortir. L'humiliation. Voilà ce qu'elle allait ressentir. Et voilà ce qui me rendrait vraiment heureux. J'appuyai donc sur la détente, laissant une balle filer droit dans la cuisse de mon adversaire. Une seconde vint ensuite se loger dans son mollet opposé. Alors je jetai le revolver pour partir. Et, titubant vers la forêt sans me retourner, je me demandai si je survivrais. Si je trouverais les soins nécessaires. Mais au moins, une chose était certaine : jamais l'humaine ne pourrait me rattraper dans son état. Elle n'allait pas mourir. Non. Juste souffrir. Et comme si cela ne suffisait pas, depuis l'orée des bois, je criai mes dernières paroles à son attention, en relevant la tête, tout en gémissant.

" Au plaisir de vous revoir, très chère ! "



Spoiler:
 

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La chasse est ouverte ! [Heather]

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